Au cours de la séance plénière du mercredi 13 mai 2026, consacrée à la question orale avec débat initiée par le député provincial Jared Pahanzu Babaka à Assemblée provinciale de Kinshasa, le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics, Urbanisme, Habitat et Affaires foncières a affirmé que le gouvernement provincial de Kinshasa a déjà engagé des travaux sur 302 axes routiers à travers la capitale, dont 71 déjà achevés.
Répondant aux préoccupations soulevées par les députés provinciaux sur l’état des infrastructures dans la ville de Kinshasa, le ministre a défendu le bilan du gouvernement provincial dirigé par Daniel Bumba Lubaki, tout en reconnaissant l’appui du gouvernement central dans le financement des projets routiers.
Le membre du gouvernement provincial a expliqué que les travaux en cours s’inscrivent dans le programme « Kinshasa ezo bonga », adopté par l’Assemblée provinciale, avec pour objectif de réhabiliter 700 km de voirie et d’en construire 1 300 autres.
« Nous avons fait un état des lieux de la voirie de Kinshasa. Sur les 3 996 km de routes existantes dans la ville, près de 75 % étaient dans un état de dégradation avancée. Aujourd’hui, nous enregistrons des avancées significatives avec près de 160 km de routes construits ou réhabilités, en grande partie en béton armé. Aucun kilomètre de voirie n’est laissé sans suivi par le gouvernement provincial. Nous avons lancé des travaux sur 302 axes à travers la ville : 71 axes sont déjà achevés, 135 sont en cours et 96 n’ont pas encore débuté », a déclaré le ministre provincial des Infrastructures.
Le ministre a également précisé les statistiques avancées récemment par l’exécutif provincial concernant les travaux de curage et de voirie. Selon lui, les taux de 79 % pour le curage et de 69 % pour la voirie concernent uniquement les travaux programmés dans le cadre des priorités définies par le gouvernement provincial, et non l’ensemble de la ville de Kinshasa.
Il a par ailleurs expliqué que l’exécutif provincial privilégie désormais les chaussées en béton armé afin de mieux résister aux problèmes d’érosion et aux défaillances des réseaux d’évacuation des eaux, régulièrement présentés comme l’une des principales causes de détérioration des routes dans la capitale.
Concernant les marchés publics, le ministre a assuré que les contrats attribués dans le secteur des infrastructures respectent les procédures prévues par la législation congolaise sur la passation des marchés publics, y compris dans les cas de marchés de gré à gré.
Dans son intervention, le député provincial Jared Pahanzu Babaka avait dressé un tableau préoccupant de la situation des infrastructures dans la capitale, évoquant notamment la dégradation des voiries, les insuffisances des réseaux de drainage, les inondations récurrentes ainsi qu’une urbanisation qualifiée d’anarchique. L’élu provincial avait également demandé des éclaircissements sur la distinction entre les projets financés par le gouvernement central et ceux relevant du gouvernement provincial, tout en réclamant des données vérifiables sur les travaux de voirie et de curage exécutés à Kinshasa.
Par ailleurs, le dernier point inscrit à l’ordre du jour de cette plénière, relatif au rapport de la commission PAJ sur la proposition d’édit fixant des mesures incitatives en faveur des mutuelles de santé dans la ville de Kinshasa, a été reporté à une prochaine séance.
Grâce Kenye