Le coordonnateur de la Nouvelle Génération pour le Changement (NGC) et cadre de la FIDEC, Mardoché Minga Nsele, a officiellement déposé ce mardi une pétition auprès de l’administration de l’Assemblée nationale en faveur d’une nouvelle Constitution pour la République démocratique du Congo.
À l’issue de cette démarche citoyenne, l’initiateur de la pétition s’est dit satisfait de l’accomplissement d’un devoir qu’il considère conforme aux dispositions constitutionnelles relatives à la participation citoyenne.
« Nous avons déposé notre pétition aujourd’hui. Nous nous sommes acquittés de notre devoir citoyen conformément à l’article 218 de l’alinéa 4 de la Constitution actuelle. La pétition est entrée par les instances administratives du Bureau de l’Assemblée nationale », a déclaré Mardoché Minga Nsele.
Selon lui, l’objectif poursuivi dépasse le cadre d’une simple révision constitutionnelle. Il plaide plutôt pour une « refondation institutionnelle » de l’État congolais, estimant que les textes actuels ne répondent plus efficacement aux réalités du pays.
« La grande théorie que les gens ignorent, c’est que le peuple est souverain. Au nom de cette souveraineté populaire, même les dispositions dites intangibles ne peuvent pas résister à la volonté du peuple », a-t-il soutenu.
Pour le responsable de la NGC, la Constitution doit évoluer afin de mieux prendre en compte les défis auxquels la RDC est confrontée, notamment la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays, les conflits de compétences entre institutions et les dysfonctionnements observés dans la gouvernance publique.
Mardoché Minga Nsele affirme que la jeunesse congolaise est déterminée à rompre avec ce qu’il qualifie de « médiocrité institutionnelle » et à construire un nouvel ordre politique adapté aux réalités nationales.
Il rappelle également que la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, s’est déjà inscrite dans la logique de la refondation institutionnelle, une vision qui, selon lui, vise à offrir aux Congolais un cadre institutionnel garantissant davantage de paix, de stabilité et de développement.
Abordant la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le pétitionnaire estime qu’une transition vers une nouvelle République ne peut intervenir sans un préalable de restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
« Allons-nous basculer dans une nouvelle République avec la situation actuelle de l’Est du pays ? Non, ce n’est pas possible », a-t-il affirmé.
Dans cette perspective, il annonce l’existence d’une proposition de loi qui sera portée par un député national. Celle-ci viserait à instaurer un mécanisme exceptionnel de continuité des institutions afin de mettre en place un régime transitoire chargé de restaurer durablement la paix, renforcer l’État et assainir les institutions.
Selon lui, ce dispositif permettrait aux futurs dirigeants de ne pas hériter des crises sécuritaires, des faiblesses institutionnelles et des problèmes de gouvernance qui continuent d’affecter le pays.
MD