Le gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito Gambu, a officiellement déclaré l'épidémie de la maladie à virus Ebola sur toute l'étendue de la province, ce vendredi 10 juillet 2026. Cette décision intervient après la confirmation, la veille, par l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), de sept décès positifs à la souche Bundibugyo dans la zone de santé de Wamba, ainsi que des alertes enregistrées dans les zones de santé de Pawa, Boma Mangbetu et dans la ville d'Isiro.
Dans son message à la population, le chef de l'exécutif provincial a appelé les habitants au calme et à la vigilance, tout en les exhortant à ne pas céder à la panique ni à la désinformation.
Il a demandé à toute personne présentant des symptômes tels qu'une forte fièvre, des maux de tête, des vomissements, de la diarrhée, une fatigue intense ou des saignements de consulter sans délai une structure sanitaire.
Le gouverneur a également instauré plusieurs mesures sanitaires obligatoires pour limiter la propagation de la maladie. Il s'agit notamment du signalement rapide des cas suspects, de l'interdiction de tout contact avec les malades ou les dépouilles suspectes, du lavage régulier des mains, du respect de la distanciation physique, de la réduction des rassemblements publics et du renforcement des contrôles sanitaires aux différents points d'entrée de la province.
Par ailleurs, les maisons de prière et les tradipraticiens ne sont plus autorisés à prendre en charge les personnes présentant des signes d'Ebola. L'autorité provinciale a rappelé que tous les décès suspects devront faire l'objet d'enterrements dignes et sécurisés, sous la supervision des équipes de santé.
Jean Bakomito Gambu a enfin rassuré que le comité provincial de riposte est déjà à pied d'œuvre, avec l'appui du gouvernement central et des partenaires techniques et financiers, afin de contenir rapidement cette épidémie. Il a lancé un appel à la collaboration de toute la population avec les équipes médicales pour renforcer la lutte contre Ebola dans le Haut-Uélé.
Reagan Bin Kakani, à Nyankunde