Sankuru : plus de 800 bêtes décimées en 28 semaines (service vétérinaire)

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La province du Sankuru fait face à une situation sanitaire jugée préoccupante par les services provinciaux de pêche et élevage. Selon les données compilées au cours de la 28e semaine épidémiologique, plusieurs centaines d’animaux domestiques sont déjà morts dans différents territoires de la province, alors que la rage canine continue de menacer les populations.

Dans une interview accordée mardi 21 juillet 2026 à 7SUR7.CD, le chef de division provinciale de pêche et élevage du Sankuru a dressé un tableau alarmant de la situation.

« Nous ne cessons pas de signaler la situation préoccupante que traverse la province du Sankuru. Selon les données secondaires de la 28e semaine épidémiologique des unités épidémiologiques de la Division provinciale de pêche et élevage, 812 têtes d’animaux, notamment des chèvres, des porcs et des volailles, sont mortes », a déclaré Dr Antoine Okitawonga Onomoy, chef de division.

Ces pertes touchent des ménages dont l’élevage constitue souvent la principale source de revenus et d’alimentation. Dans plusieurs villages, la disparition d’un cheptel représente un coup dur pour des familles déjà confrontées à l’enclavement et à la faiblesse des infrastructures vétérinaires.

À cette mortalité animale s’ajoute une autre préoccupation majeure : la rage canine. Les autorités provinciales estiment que cette maladie dépasse désormais le cadre de la santé animale pour devenir un véritable enjeu de santé publique.

« Il s’ajoute à cette situation la rage canine qui continue d’endeuiller les familles et constitue une menace permanente pour la santé publique », a averti le responsable provincial.

Face à cette montée des maladies animales, la Division provinciale de pêche et élevage appelle le gouvernement central à intervenir rapidement. Elle plaide notamment pour des campagnes de vaccination dans les zones les plus touchées.

« Au regard de la montée en puissance de la maladie animale dans la province du Sankuru, nous sollicitons au gouvernement central l’organisation d’une campagne de vaccination contre les maladies animales prioritaires dans les territoires les plus touchés », a indiqué le chef de division.

Au-delà des vaccins, les services techniques soulignent le manque de moyens logistiques pour surveiller l’évolution des foyers de maladies. Dans cette province vaste et difficile d’accès, les déplacements des agents vétérinaires restent limités.

Cette alerte intervient dans un contexte où plusieurs provinces de la RDC signalent régulièrement des épizooties touchant les petits ruminants, les porcs ou les volailles.

Alain Saveur Makoba, à Lusambo