L’INBTP met sur le marché des ingénieurs outillés pour la reconstruction de la RDC

Image
Droits tiers

L’Institut national du bâtiment et des travaux publics (INBTP) a clôturé l’année académique 2025-2026, ce vendredi 7 août 2026, au cours d’une double cérémonie marquée également par la collation des grades académiques et l’ouverture de l’année académique 2026-2027.

À travers cette cérémonie, l’INBTP met sur le marché de l’emploi une nouvelle génération de diplômés formés dans plusieurs domaines, notamment les sciences de base, le bâtiment et les travaux publics (BTP), la géométrie-topographie, l’hydraulique et l’environnement, ainsi que le génie rural.

Dans son discours, le directeur général de l’INBTP, le professeur Tshibangu Munyenze, a placé la clôture de l’année académique 2025-2026 et l’ouverture de la nouvelle année académique sous le signe de la « renaissance ». Il a souligné que l’établissement forme désormais des ingénieurs suffisamment outillés pour participer activement à la reconstruction et au développement de la République démocratique du Congo.

«L’année académique 2025-2026 a été marquée par plein de défis, mais aussi par des initiatives qui laissent croire à un avenir radieux pour notre établissement, que ce soit sur les plans académique, scientifique, administratif ou managérial en général », a déclaré le directeur général.

Il a notamment souligné la dynamique de rénovation engagée au sein de l’institution, qu’il a attribuée notamment à l’implication du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Une gouvernance participative et un renforcement du corps scientifique

Concernant le personnel académique et scientifique, le directeur général a fait état d’une politique de recrutement de nouveaux docteurs, ainsi que d’un accompagnement des membres du corps scientifique désireux d’accéder au corps académique.

« À ce jour, 10 assistants ont été admis au doctorat dans deux universités tunisiennes, 5 assistants font leurs doctorats à l’Université de Mons en Belgique, 2 à l’UPM en Espagne, 1 a fini son doctorat en France, un autre en Russie et 4 viennent d’obtenir leur inscription à l’Université Reims Champagne-Ardenne en France. Au-delà de ceux-là, une autre trentaine est soit en phase de finalisation de thèse ou de DEA ici au pays, c’est-à-dire à l’INBTP et dans d’autres établissements de la place, notamment l’UNIKIN, l’UPN et autres », a-t-il précisé.

La recherche scientifique au cœur des priorités

Sur le plan de la recherche scientifique, le directeur général a souligné la redynamisation des laboratoires de l’INBTP ainsi que la volonté de renforcer la culture de la recherche au sein de l’institution.

Selon lui, plusieurs enseignements qui étaient jusque-là dispensés essentiellement sous forme de cours magistraux intègrent désormais une dimension expérimentale, permettant aux étudiants de développer davantage leurs capacités pratiques et leur culture scientifique.

Le DG a par ailleurs affirmé que l’année académique 2025-2026 a également été marquée par la relance de la revue scientifique de l’INBTP, après près de dix années d’interruption.

Il a également insisté sur la pertinence des thématiques de recherche développées par l’INBTP, estimant qu’elles répondent directement aux besoins du pays.

Parmi les travaux cités figurent notamment une recherche consacrée aux techniques de stabilisation des routes en terre en RDC, ainsi qu’une étude portant sur la caractérisation du bois afin d’optimiser son utilisation dans le secteur de la construction.

Des partenariats renforcés avec des institutions nationales et internationales

Parlant du développement de ses partenariats avec des institutions universitaires et scientifiques étrangères, le DG a indiqué que plusieurs étudiants et chercheurs étrangers ont été accueillis au sein de l’institution.

Par ailleurs, 24 chercheurs de l’INBTP ont effectué des stages de formation intensive à l’Université polytechnique de Madrid, tandis que trois membres du corps académique ont participé à des séances de travail avec leurs homologues espagnols.

Le directeur général a également rappelé que l’INBTP est désormais membre actif de l’Initiative du bassin du Nil et entretient des relations scientifiques avec plusieurs pays, notamment la France, la Belgique, la Russie, l’Afrique du Sud, la Tunisie et l’Espagne.

De nouvelles infrastructures pour moderniser l’INBTP

Abordant la question des infrastructures, le professeur Tshibangu Munyenze a salué l’appui du chef de l’État à la modernisation de l’INBTP.

Il a notamment cité les travaux de modernisation des auditoires, la construction et la modernisation du bâtiment administratif, du bâtiment décanal ainsi que des bureaux destinés aux professeurs.

Le ministère de l’ESU salue la gestion de l’INBTP

Représentant la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, la professeure docteure Marie-Thérèse Sombo Ayane, empêchée, son représentant a félicité le directeur général de l’INBTP pour sa gestion de l’établissement ainsi que pour la rigueur imprimée à la formation des étudiants.

Des résultats académiques marqués par un faible taux de réussite

Présentant les résultats académiques, le secrétaire général académique de l’INBTP, le professeur Évariste Panzu, a affirmé qu’au niveau de l’École doctorale, sur 44 apprenants, seuls deux ont réussi.

Dans la section Bâtiments et Travaux publics (BTP), notamment en troisième année de licence (L3), aucun étudiant n’a réussi. En Master II, 6 étudiants sur 334 ont réussi, soit un taux de réussite de 1,80 %.

En Géométrie-topographie, 6 étudiants sur 320 ont réussi en L3, soit 1,88 %. En Master II, 15 étudiants sur 195 ont réussi, soit 7,69 %.

Dans la section Hydraulique et Environnement, aucun étudiant n’a réussi en L3. En Master II, 9 étudiants sur 175 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 5,14 %.

En Génie rural, aucun étudiant n’a réussi en L3. En Master II, 8 étudiants sur 68 ont réussi, soit un taux de 11,76 %.

Au total, les résultats détaillés communiqués lors de la cérémonie font état de 46 étudiants admis.

ODN