Tshopo : malgré Ebola, une marche de soutien au dialogue national organisée à Kisangani

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Une marche de soutien au dialogue national et au changement de la Constitution s’est tenue le samedi 19 septembre 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.

L’activité a été organisée à l’initiative de Christian Ilunga Mutombo, cadre de l’Alliance des démocrates socialistes congolais (ADESCO), autour d’un appel au soutien au processus de dialogue national.

La mobilisation intervient dans un contexte sanitaire particulier, alors que la Tshopo fait face à l’épidémie de maladie à virus Ebola.

Depuis plusieurs semaines, les autorités provinciales ont interdit les rassemblements de masse, invoquant notamment les risques de transmission du virus.

Sur l’affiche annonçant la manifestation, les organisateurs appellent à une « grande marche » avec pour messages « Oui au dialogue, pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État » ainsi que « Oui au changement de la Constitution ».

Le cortège est parti de la 15ᵉ Tshopo à partir de 9 heures. Plusieurs participants venus de différents quartiers de Kisangani ont pris part à la marche, avec des polos portant notamment les inscriptions favorables au dialogue national et au changement de la Constitution.

La manifestation est également portée par Christian Ilunga Mutombo, qui avait appelé les Boyomais à participer à cette activité. Il a présenté cette mobilisation comme une campagne visant à sensibiliser la population sur les enjeux du dialogue national et à encourager son implication dans les discussions sur l’avenir du pays.

Cette marche intervient quelques jours seulement après l’interdiction par le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, d’une manifestation de la coalition C64 prévue le 15 septembre à Kisangani. Cette interdiction avait également été justifiée par les autorités par le contexte sanitaire lié à Ebola.

La tenue de cette nouvelle mobilisation dans la même ville, en pleine riposte contre Ebola, remet ainsi au premier plan la question de l’organisation des rassemblements publics dans un contexte où les autorités sanitaires appellent à limiter les contacts rapprochés.

Reagan Bin Kakani, à Bunia