Procès Tshiwewe et consorts : le lieutenant général David Padiri Bulenda rejoint la composition comme juge assesseur

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Le procès opposant le général d’armée Christian Tshiwewe et ses coaccusés se poursuit devant la Haute Cour militaire. À l’audience de ce jeudi 13 août 2026, la composition des juges a connu un léger réaménagement avec l’arrivée du lieutenant général David Padiri Bulenda, désigné comme juge assesseur.

Il remplace le commissaire général de la Police nationale congolaise, Alonga Boni. La Haute Cour militaire n’a toutefois pas précisé les raisons de ce remplacement intervenu en cours de procédure.

Le premier président de la Haute Cour s’est limité à rappeler la disposition légale encadrant le remplacement d’un juge au cours de l’instruction. Conformément à cette disposition, le lieutenant général David Padiri Bulenda a prêté serment avant de prendre officiellement part aux travaux de la juridiction.

Comme l’exige la procédure, le premier président a ensuite procédé à un rappel synthétique des principales étapes et audiences déjà tenues dans cette affaire. Cette mise à niveau a permis au nouveau membre de la composition de prendre connaissance du déroulement des débats avant la reprise des plaidoiries de la défense.

La Haute Cour militaire a ensuite poursuivi l’audition des exposés consacrés aux mémoires uniques des prévenus. Le premier à prendre la parole a été l’avocat du général de brigade John Ngoy Wa Kabila.

Les juges ont ensuite entendu l’exposé relatif au mémoire unique du général de brigade John Sangwa, avant celui consacré au colonel Guy Mukombozi Zahinda.

Dans leurs différentes interventions, les avocats de la défense ont notamment contesté la compétence du Conseil national de cyberdéfense et dénoncé ce qu’ils considèrent comme des irrégularités dans la procédure ayant précédé la saisine de la Haute Cour militaire.

Pour rappel, le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa est poursuivi dans cette affaire avec neuf autres co-prévenus, parmi lesquels le général d’armée John Numbi, actuellement en fuite.

Les prévenus répondent de huit chefs d’accusation : complot, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, désertion à l’étranger, violation des consignes, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi qu’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

ODN