RDC : une mission interministérielle dépêchée dans le Bas-Uélé pour identifier les éleveurs Mbororo

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Une délégation de la commission interministérielle chargée de l’identification des éleveurs transhumants, communément appelés « Mbororo », est arrivée à Buta, chef-lieu du Bas-Uélé, ce jeudi 13 août 2026.

Cette mission intervient une semaine après l’itinérance du gouverneur Mike-David Mokeni dans les territoires de Poko et d’Ango, où la question de la sécurité liée à la présence des éleveurs transhumants avait été au cœur des échanges.

Lors de son passage dans ces deux territoires, le gouverneur Mike-David Mokeni avait personnellement recueilli les préoccupations exprimées par les populations et les autorités locales. Il avait notamment souligné la nécessité d’apporter des réponses concrètes à la situation liée aux mouvements des éleveurs transhumants, dans un contexte marqué par des préoccupations sécuritaires et sociales dans plusieurs zones de la province.

Dépêchée au Bas-Uélé, la commission interministérielle devra notamment procéder à la collecte des données sur le terrain, identifier les éleveurs concernés et clarifier leur situation. Elle devra également s’intéresser aux mouvements de transhumance afin de permettre aux autorités compétentes de mieux comprendre la situation et d’adapter les mesures à prendre.

Cette mission intervient alors que la présence des éleveurs transhumants constitue une source de préoccupation dans plusieurs territoires du Bas-Uélé.

Les autorités et les communautés locales souhaitent notamment prévenir d’éventuelles tensions et favoriser une meilleure cohabitation entre les différents acteurs présents dans les zones concernées.

Pour les autorités provinciales, l’arrivée de cette commission quelques jours après l’itinérance du gouverneur à Poko et Ango constitue une première étape vers la concrétisation des préoccupations exprimées sur le terrain. Le travail d’identification et de collecte des informations devrait permettre de disposer de données fiables avant toute éventuelle décision des autorités.

La mission devra ainsi fournir des éléments permettant aux autorités nationales et provinciales de mieux maîtriser la situation, notamment en ce qui concerne les mouvements de transhumance et leurs conséquences sur la sécurité et la cohésion entre communautés.

L’attention est désormais tournée vers les résultats des travaux de cette commission, qui pourraient orienter les prochaines mesures des autorités dans les territoires concernés du Bas-Uélé.

Reagan Bin Kakani, à Bunia