Au moins quarante huit(48) attaques attribuées aux rebelles d'Allied democratic forces (ADF) ont été répertoriées dans l'intervalle de trois mois dans le seul territoire de Mambasa en province de l'Ituri. Ces menaces djihadistes régulières ont été à la base d'énormes dégâts humains et matériels.
D'après le rapport de monitoring dressé par Ram's Malikidigo, un défenseur des droits humains oeuvrant au sein de l'Association paysanne pour la défense des enfants et femmes vulnérables (APDEF), plus de 300 personnes ont été tuées dans un trimestre.
"Après notre monitoring, le bilan se présente comme suit : 307 personnes tuées, 103 portées disparues, 216 maisons et 24 motos incendiées sans compter d'autres biens de valeurs pillés par l'ennemi", a indiqué ce défenseur des droits humains.
Face à cette violence, Ram's Malikidigo souligne que plus de dix mille (10.000) familles ont fui vers les centres de Mambasa, Nia-nia, Biakato et même dans le territoire d'Irumu. Des écoles et centres de santé ont été contraints de fermer temporairement leurs activités, mais aussi il y a paralysie des activités agricoles à l'approche de la saison cacaoyère.
La situation sécuritaire en territoire de Mambasa remet en cause la nécessité d'une opération de grandes envergures. Lors de sa récente entretien avec la presse locale, l'administrateur du territoire avait laissé entendre que les dispositifs sécuritaires sont renforcés pour mettre fin à l'insécurité imposée par les rebelles ADF.
Joël Losinu, à Komanda