RDC : André Mbata qualifie d’illégale la marche de l’opposition contre les institutions

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Dans une interview accordée à 7SUR7.CD le 18 août 2026, le professeur André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation, plateforme politique de la majorité présidentielle, a fustigé les manifestations annoncées à l’initiative de l’opposition réunie au sein de la coalition C64 pour protester contre le projet de référendum en République démocratique du Congo (RDC). Selon lui, ces manifestations ne seraient pas conformes aux lois de la République.

Pour André Mbata, la coalition qui prétend défendre l’article 64 de la Constitution mène, paradoxalement, un combat contraire à l’esprit de cette disposition, en appelant à des actions visant, selon lui, à s’opposer aux institutions démocratiquement établies.

« Vous vous retrouvez alors dans une situation où vous agissez en invoquant précisément l’article 64 de la Constitution. Cet article est clair : le peuple a le droit de s’opposer à toute personne qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation de la Constitution. C’est le premier alinéa. Mais qui a pris le pouvoir par la force ? La haute autorité politique, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a été massivement élu avec plus de 70 % des voix. Je suis également député national. Nous avons été démocratiquement élus et nous exerçons le pouvoir dans le respect de la Constitution », a-t-il déclaré.

Le professeur Mbata a rappelé également que l’article 5 de la Constitution consacre la souveraineté du peuple.

« Le peuple est souverain et la souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple », a-t-il souligné, estimant que cette disposition ne laisse aucune ambiguïté sur la source de la légitimité des institutions.

« Puisque nous parlons de la Constitution, il faut poser la question à un constitutionnaliste. L’article 5 est explicite : tout pouvoir émane du peuple. Il n’y a aucune ambiguïté. Le peuple nous a confié le pouvoir aujourd’hui ; demain, il peut en confier l’exercice à d’autres personnes », a-t-il expliqué.

Selon lui, le peuple dispose également du pouvoir de faire évoluer les lois et, le cas échéant, de modifier la Constitution conformément aux procédures prévues par celle-ci.

En revanche, André Mbata estime qu’il convient de distinguer le droit à la participation politique de toute tentative de renversement de l’ordre constitutionnel. Il se réfère, à cet égard, au deuxième alinéa de l’article 64 de la Constitution.

Le professeur André Mbata considère ainsi que les manifestations projetées par la coalition C64, si leur objectif est effectivement de renverser les institutions issues des élections, ne pourraient être couvertes par l’article 64 de la Constitution. Pour lui, la défense de la Constitution doit s’exercer dans le respect des mécanismes démocratiques et des procédures prévues par la loi.

Christian Dimanyayi