Dialogue : Lambert Mende salue la démarche du président et appelle le peuple à s'apprêter pour s'exprimer

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À Lodja au Sankuru, le député national Lambert Mende Omalanga salue l’initiative du président de la République et invite la population à se préparer à prendre la parole. De retour dans son fief électoral à la faveur des vacances parlementaires, le député national et président de la CCU appelle les habitants du Sankuru à s’approprier le dialogue inclusif annoncé par Félix Tshisekedi et à y faire entendre leurs attentes, leurs doléances et leurs aspirations.

Devant une foule nombreuse réunie au stade Lumumba, l’élu de Lodja a présenté son séjour comme une étape normale de son travail parlementaire.

« C’est un séjour routinier », explique Lambert Mende, rappelant que les élus sont appelés à retourner régulièrement à leur base pour écouter la population et évaluer la situation sur le terrain.

Pour lui, cette présence à Lodja ne se limite pas aux retrouvailles avec les électeurs. Elle doit permettre de recueillir les préoccupations locales et de les faire remonter au niveau national. 

« Ça fait tous les trois mois que nous devons descendre à la base, prendre la température, écouter les électeurs », souligne-t-il, évoquant également le « checking et le cross-checking du fonctionnement des institutions publiques ».

Une démarche qu’il inscrit directement dans la mission de contrôle dévolue à l’Assemblée nationale. Les observations recueillies auprès de la population, insiste-t-il, doivent servir à alimenter le travail parlementaire et à vérifier le fonctionnement régulier des institutions « en faveur des populations ».

Mais au-delà de cette mission traditionnelle de proximité, Lambert Mende accorde une importance particulière au dialogue inclusif annoncé par le chef de l’État. Il y voit une démarche différente de précédentes consultations, notamment parce que la parole devrait cette fois partir directement de la population.

« Pour la première fois, l’écoute va aller vers la population elle-même », fait-il valoir, estimant que celle-ci, au nom de laquelle fonctionnent les institutions, n’a pas toujours été suffisamment entendue.

Le président de la CCU appelle ainsi les Sankurois à ne pas rester en marge de cette initiative. « Le petit peuple avait sa place », affirme-t-il, avant d’exhorter les citoyens à se préparer à exprimer leurs préoccupations, mais aussi leur vision pour l’avenir du pays.

À Lodja, cette invitation intervient dans un contexte marqué par de nombreuses attentes sur le développement de la province. Plusieurs chantiers lancés dans le Sankuru restent à ce jour inachevés, alimentant les interrogations de la population sur leur état d’avancement et leur concrétisation.

Lambert Mende entend porter ces préoccupations au niveau national. À l’ouverture de la session parlementaire, prévue le 15 septembre, l’élu promet de faire entendre la voix de sa base à l’Assemblée nationale.

Alain Saveur Makoba