RDC : la « Jeunesse Républicaine » annonce une marche pour désavouer Fayulu comme acteur politique et conditionne la participation de Kabila au dialogue par ses excuses publiques

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Le débat autour du dialogue national inclusif annoncé par le Président Félix Tshisekedi continue de diviser la classe politique. La Jeunesse Républicaine monte au créneau. Son coordonnateur, Cédric Mudiantu, annonce une marche sur l'ensemble du territoire national afin de désavouer Martin Fayulu en tant qu'acteur politique en RDC et s'opposer à toute annulation de la condamnation de Joseph Kabila et Corneille Nangaa.

Dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce 20 août 2026, ce mouvement de jeunes a donné sa lecture de la situation politique actuelle.

Pour Cédric Mudiantu, le dialogue ne doit pas être un simple partage de postes, mais une réponse à la crise sécuritaire dans l'Est du pays.

« Nous avons toujours été partants parce que nous l'avons toujours dit et nous le dirons toujours : le dialogue devrait être permanent. Mais puisqu'on parle du dialogue, de quoi peut-on parler pour la RDC ? Pour résoudre quel problème ? Pour le cas de la RDC, c'est la crise sécuritaire, la guerre d'agression. L'agression est faite par le Rwanda, mais le Rwanda ne participe pas à ce dialogue. Comment allons-nous résoudre la question sécuritaire si le Rwanda ne participera pas à ce dialogue ? », s’est-il interrogé.

Cédric Mudiantu rappelle que le chef de l'État lui-même, après avoir reçu les confessions religieuses, a insisté sur le caractère inclusif du dialogue à venir.

Concernant Martin Fayulu, le mouvement annonce qu'il ne le reconnaît plus comme un acteur politique crédible et appelle à une mobilisation générale pour acter son désaveu.

S'agissant de l'ancien président Joseph Kabila, Cédric Mudiantu pose des conditions claires pour sa participation. Si Joseph Kabila doit participer au dialogue à travers sa délégation, Mudiantu exige que le président honoraire présente directement ses excuses publiques à toute la Nation. 

Dans le cas contraire, poursuit-il, si Joseph Kabila doit prendre part à ce dialogue, les familles des victimes doivent également y être représentées.

« Sur base de quoi fait-on la sélection ? Nous avons d'une part les gens qui ont pris les armes pour tuer des Congolais. Aujourd'hui Joseph Kabila et Nangaa doivent participer au dialogue après qu'ils ont été, selon nous, à la base de 30.000 morts. Le dialogue doit mettre ensemble tous ceux qui constituent le problème. Le fait établi est que Kabila est l'un des problèmes par le lien qu'il a avec le M23 et Nangaa est coordonnateur de ce mouvement. Les Nations Unies ont sonné la sonnette d'alarme et lui-même ne l'a jamais démenti. C'est vrai que l'infraction de trahison est connue, il viendra en qualité de qui ? », s'est-il encore interrogé.

Dans les prochains jours, la Jeunesse Républicaine dit vouloir lancer une série d'activités de terrain à Kinshasa et dans d'autres provinces pour mobiliser l'opinion autour de ses revendications.

Chançard Sindani