Douze mois après sa prise de fonctions au sein du Gouvernement Suminwa 2, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, met en avant la redynamisation des divisions provinciales des Droits humains comme l’une des principales réformes engagées durant sa première année à la tête de ce ministère.
Cité par une dépêche du ministère de la Communication et des Médias transmise ce mardi 1er septembre 2026 à 7SUR7.CD, Samuel Mbemba affirme avoir engagé une série d’actions visant à rendre les structures provinciales de son ministère davantage opérationnelles et accessibles aux citoyens, dans un contexte marqué par la persistance des violations des droits humains, particulièrement dans l’Est du pays.
Selon le ministre, plusieurs divisions provinciales, longtemps restées peu opérationnelles, font l’objet de travaux de construction, de rénovation et d’équipement. Il cite notamment celles de Mbuji-Mayi, Kananga, Matadi, Kenge, Bunia et Mbandaka.
Samuel Mbemba explique que l’objectif est de faire de ces divisions des relais de l’État dans les provinces, notamment pour la veille, l’alerte, la médiation et l’accompagnement des populations dans la dénonciation des violations des droits humains.
Cette réforme s’accompagne également, selon lui, d’un programme de renforcement des capacités des chefs de divisions et des agents provinciaux. Le ministre estime que cette mise à niveau doit permettre d’améliorer le suivi des situations sur le terrain et la réponse apportée aux populations.
Au-delà des infrastructures, Samuel Mbemba affirme vouloir inscrire l’action de son ministère dans une logique de proximité avec les citoyens.
Il indique que les services des Droits humains reçoivent et accompagnent différentes catégories de victimes, notamment les femmes, les hommes, les travailleurs, les consommateurs ainsi que les personnes vulnérables. Selon lui, les dossiers peuvent faire l’objet de médiations ou être orientés vers les instances compétentes lorsque les faits rapportés nécessitent une intervention judiciaire ou administrative.
Parallèlement à la redynamisation des structures provinciales, Samuel Mbemba présente la justice transitionnelle comme un autre axe important de son action.
D’après le ministre, son ministère travaille à l’identification des victimes de violations graves des droits humains dans plusieurs provinces accessibles, en complément des mécanismes de prise en charge déjà opérationnels à travers le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV).
Cette démarche repose, selon lui, sur quatre piliers : la recherche de la vérité, les poursuites judiciaires, la réparation des victimes et les garanties de non-répétition.
Samuel Mbemba estime que cette approche doit contribuer à restaurer la dignité des victimes et à favoriser la réconciliation nationale, dans un pays marqué par plusieurs décennies de conflits et de violations graves des droits humains.
Le ministre met également en avant la collaboration de son ministère avec celui du Genre, de la Famille et de l’Enfant ainsi qu’avec le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale.
Selon lui, cette synergie permet une prise en charge plus complète des victimes, depuis le signalement des violations jusqu’à l’assistance humanitaire, la protection sociale, l’accompagnement psychosocial et la réinsertion.
Les rapports de violations des droits humains produits par le ministère, affirme-t-il, peuvent notamment alimenter les plaidoyers humanitaires et contribuer à orienter les interventions d’urgence en faveur des populations affectées.
Le ministère du Genre intervient notamment dans l’accompagnement des femmes victimes de violences ainsi que dans la protection et la réinsertion des enfants en rupture familiale ou en conflit avec la loi, en coordination avec les secteurs concernés.
Nommé au sein du Gouvernement Suminwa II en août 2025, Samuel Mbemba Kabuya avait auparavant exercé les fonctions de vice-ministre de la Justice chargé du Contentieux international dans le Gouvernement Suminwa I.
À ce poste, il avait notamment conduit des dossiers judiciaires engagés par la RDC contre le Rwanda devant, entre autres, la Cour de justice de la Communauté d’Afrique de l’Est et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
Merveil Molo