Les Forces politiques alliées à l’UDPS/Tshisekedi (FPAU) saluent l’approche adoptée par le président de la République, Félix Tshisekedi, dans le cadre du dialogue national, qu’elles qualifient de « pyramide renversée », allant de la base vers le sommet.
Dans une déclaration signée ce mardi 1er septembre par leur coordonnateur, Élysé Bokumwana, les alliés de l’UDPS affirment que cette approche se distingue « fondamentalement » des schémas habituels des dialogues politiques qu’a connus la République démocratique du Congo.
« Il ne s’agit donc plus d’un dialogue construit exclusivement au sommet, entre responsables politiques se prévalant d’une représentativité parfois difficile à établir en ce que, cette fois, le chef de l’État inverse la pyramide : le dialogue doit partir de la base pour remonter vers le sommet. Du village à la chefferie, de la chefferie au secteur, du secteur au territoire, du territoire à la province, et enfin, de la province au niveau national, la base doit retrouver toute sa place dans la désignation et la validation de ceux qui prétendent parler en son nom », indiquent-elles.
Les FPAU estiment que le Congo doit désormais se reconstruire de la base vers le sommet, et non plus exclusivement du sommet vers la base.
« C’est tout le sens de cette pyramide renversée : rendre la parole au peuple, restaurer la légitimité de la représentation, réconcilier la Nation et refonder l’État. Prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, nous appelons toutes les Congolaises et tous les Congolais à saisir cette occasion historique dans un esprit de responsabilité. La République doit être plus forte que nos ambitions individuelles, la paix doit être plus forte que les armes et la volonté du peuple doit demeurer la source ultime de toute légitimité », ajoutent les FPAU.
Pour les FPAU, en annonçant ce dialogue inclusif, le chef de l’État concrétise la politique de la main tendue qu’il avait annoncée dès son investiture, au début de son premier mandat, le 24 janvier 2019, au Palais de la Nation : « rassembler les Congolais, dépasser les divisions et privilégier la recherche de solutions politiques aux différends qui traversent la Nation ».
Elles soulignent que ceux qui rejetteraient l’approche de Félix Tshisekedi devraient expliquer à la population pourquoi ils redoutent une légitimité construite et vérifiée à partir de la base.
« C’est pourquoi nous considérons que ceux qui rejetteraient, par principe, une telle démarche devraient expliquer au peuple congolais pourquoi ils redoutent une légitimité construite et vérifiée à partir de la base, au nom de laquelle ils prétendent toujours s’exprimer. Le véritable leadership ne doit pas craindre le verdict de ceux qu’il prétend représenter », déclarent les FPAU.
Par ailleurs, elles appellent toutes les forces politiques et sociales, les communautés, les confessions religieuses, la société civile, la jeunesse, les femmes ainsi que toutes les forces vives de la Nation à adhérer à cette initiative et à soutenir la refondation de l’État congolais.
« Le temps doit désormais être à la paix, à la réconciliation nationale et à la reconstruction de notre vivre-ensemble », disent-elles.
Ainsi, les FPAU lancent un appel « pathétique » à la base originelle, celle des villages, des chefferies, des secteurs, des territoires et des provinces : « qu’elle se réapproprie ce processus. Que chaque communauté choisisse librement et démocratiquement ses représentants. Que personne ne s’autoproclame porte-parole du peuple sans en avoir reçu le mandat ».
Dans son adresse du 26 août dernier, le président Tshisekedi a annoncé le lancement du processus de dialogue pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État. Il a annoncé qu’une ordonnance convoquant ces assises serait prise dans les prochains jours. Dans l’entre-temps, a-t-il fait savoir, des consultations seront menées dans les 26 provinces du pays avant la tenue des assises à Kinshasa.
Prince Mayiro