Le gouvernement congolais, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), du Système des Nations Unies, d’Africa CDC et d’autres partenaires, a lancé, ce vendredi 4 septembre 2026, un Plan multisectoriel révisé de 180 jours visant à intensifier la riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola, causée par le virus Bundibugyo.
Ce nouveau plan, qui couvre les six prochains mois, nécessite la mobilisation urgente de 1,3 milliard de dollars américains.
Ces ressources doivent permettre de renforcer les opérations de riposte et d’accélérer les actions visant à interrompre la transmission du virus dans l’ensemble des zones affectées.
L’ampleur de la situation justifie cette mobilisation. Au 2 septembre 2026, 6 342 cas avaient été signalés, dont 3 072 décès. L’épidémie s’est étendue à 60 zones de santé dans six provinces, faisant de cette flambée la deuxième plus importante jamais enregistrée en RDC et la plus rapide observée dans le pays.
Le financement recherché doit notamment servir à renforcer la surveillance épidémiologique, la recherche et le suivi des contacts, la prise en charge des malades, l’engagement communautaire, la communication sur les risques, la logistique ainsi que la préparation des provinces exposées.
La situation demeure particulièrement préoccupante au niveau communautaire. La majorité des décès surviennent encore chez des personnes qui n’avaient pas été identifiées comme contacts et qui n’avaient pas rejoint les structures de soins avant leur décès.
Face à ces difficultés, le gouvernement congolais et ses partenaires de la riposte appellent à une mobilisation rapide de ressources additionnelles.
Le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en RDC, Damien Mama, a insisté sur l’importance de disposer de financements « suffisants, flexibles et prévisibles » pour soutenir simultanément la réponse à Ebola et les autres besoins humanitaires.
Outre l’OMS, le Système des Nations Unies et Africa CDC, le plan est mis en œuvre avec l’appui d’autres partenaires engagés dans la riposte. Leur mobilisation doit contribuer au renforcement des capacités sanitaires, de la surveillance, de la logistique et des interventions auprès des communautés.
Pour le gouvernement congolais et l’ensemble de ses partenaires, les 180 prochains jours constituent une période déterminante pour intensifier les interventions, limiter les décès et parvenir à interrompre la transmission du virus Ebola en RDC.
Raphaël Kwazi