Quatre personnes, dont deux soupçonnées de collaborer avec les rebelles des ADF/MTM et deux autres présentées comme des présumés bandits, ont été interpellées à Wamba, dans la province du Haut-Uélé.
Elles ont été présentées ce mardi 8 septembre 2026 au vice-gouverneur de la province, Dara Matata, devant le bureau du territoire de Wamba.
Selon les services de sécurité, les quatre personnes ont été capturées dans le cadre des opérations visant à lutter contre l’insécurité dans cette partie du Haut-Uélé. Les deux hommes soupçonnés d’être en collaboration avec les ADF sont notamment accusés d’avoir semé la désolation au sein de la population de Bindani.
D’après la même source, ces présumés collaborateurs auraient été impliqués dans des actes de pillage des biens de la population. Certains habitants auraient également été pris en otage lors de ces actes attribués aux suspects.
Les services de sécurité indiquent que leur arrestation intervient dans le cadre des efforts visant à identifier et mettre hors d’état de nuire les personnes soupçonnées de participer à des activités criminelles ou de soutenir des groupes armés actifs dans la région.
Les deux autres personnes présentées aux autorités sont, quant à elles, soupçonnées d’être impliquées dans des actes de banditisme. Leur interpellation s’inscrit également dans le cadre des opérations de sécurisation menées dans le territoire de Wamba.
Présentés devant le vice-gouverneur Dara Matata, les quatre suspects ont été exposés aux autorités locales et à la population présente devant le bureau du territoire. Cette présentation intervient alors que les autorités provinciales multiplient les actions pour lutter contre l’insécurité et rassurer les habitants.
Les autorités n’ont toutefois pas encore détaillé les éléments matériels retenus contre chacun de ces quatre suspects. Les personnes interpellées restent donc présumées innocentes jusqu’à ce que leur responsabilité soit établie par la justice compétente.
Il sied de noter que cette opération intervient dans un contexte où la question sécuritaire demeure préoccupante dans certaines zones du Haut-Uélé.
Les autorités appellent ainsi la population à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement ou comportement suspect susceptible de menacer la paix et la sécurité dans les communautés.
Reagan Bin Kakani, à Bunia