La baisse du niveau d’eau de la rivière Inkisi affecte la production d’électricité dans les centrales hydroélectriques de Zongo, dans la province du Kongo-Central. À Zongo I comme à Zongo II, plusieurs groupes de production ont été mis à l’arrêt en raison de l’insuffisance du débit d’eau.
D’après une dépêche de la cellule de communication de la Société nationale d’électricité (SNEL) parvenue ce vendredi 11 septembre 2026 à 7SUR7.CD, cette situation est liée à l’étiage que connaît actuellement la rivière Inkisi, avec une baisse importante de son niveau d’eau qui affecte directement la production des centrales hydroélectriques de Zongo.
Prenant sa source dans la province d’Uíge, au nord de l’Angola, avant de se jeter dans le fleuve Congo en République démocratique du Congo, la rivière Inkisi joue un rôle majeur dans la production d’énergie électrique au Kongo-Central. Elle alimente notamment les centrales hydroélectriques de Zongo I, Zongo II et Nsanga.
À la centrale de Zongo I, la baisse du niveau de l’eau est particulièrement visible au niveau du barrage. La cote a diminué d’environ deux mètres par rapport à son niveau habituel.
Cette situation a entraîné l’arrêt de trois des cinq groupes de production de cette centrale. Selon la SNEL, ces arrêts ne sont pas dus à une défaillance technique, mais à l’insuffisance du débit d’eau nécessaire au fonctionnement des groupes.
À Zongo II, la situation est également préoccupante. Face à la baisse drastique du débit de la rivière, la SNEL exploite au maximum le volume d’eau disponible afin de maintenir la production d’électricité.
Cette contrainte a conduit à l’arrêt d’un groupe de production d’une capacité de 50 MW, alors que celui-ci est en parfait état de fonctionnement. La centrale ne produit actuellement que 100 MW sur une capacité installée de 150 MW.
Par ailleurs, la SNEL poursuit les travaux de réhabilitation de la route d’accès aux centrales, reliant la Route nationale numéro 1 au site de Zongo. Ces travaux visent à améliorer les conditions d’exploitation et d’intervention sur les installations.
Face à ces contraintes hydrologiques, la SNEL affirme mettre tout en œuvre pour assurer la continuité de la production et de la fourniture de l’électricité.
L’entreprise appelle, par ailleurs, les consommateurs à adopter une utilisation responsable et rationnelle de l’énergie électrique. Selon elle, seule une consommation maîtrisée permettra de garantir une répartition équitable de la puissance actuellement disponible.
Il sied de noter que l’étiage de la rivière Inkisi constitue actuellement une contrainte majeure pour les centrales hydroélectriques de Zongo, avec un impact direct sur leur capacité de production.
Chançard Sindani