Le prix du maïs poursuit sa hausse sur les marchés du Kasaï-Oriental, où une mesurette de 2,5 kilogrammes se négocie désormais entre 5 500 et 6 000 francs congolais. Cette situation suscite de plus en plus d’inquiétude parmi les ménages, qui font face à une hausse du coût de cette denrée de première nécessité.
L’exécutif provincial attribue notamment cette situation à la lenteur dans l’acheminement du maïs en provenance du Haut-Lomami vers Mbuji-Mayi. Plusieurs cargaisons appartenant à des commerçants seraient actuellement bloquées en cours de route.
Face à cette situation, le gouverneur du Kasaï-Oriental a entrepris des démarches auprès de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) afin d’accélérer le transport de ces cargaisons vers la province.
Dans l’immédiat, l’exécutif provincial entend également agir sur l’offre disponible dans la ville de Mbuji-Mayi. Il a ainsi sollicité une augmentation de la quantité de maïs mise quotidiennement en vente par le Service national, afin de renforcer l’approvisionnement des marchés et contribuer à contenir la pression sur les prix.
Salem Lobo, conseiller politique du gouverneur, explique que l’objectif est de faire passer les ventes quotidiennes du Service national de 3 500 à une fourchette comprise entre 7 000 et 10 000 sacs de maïs.
« Il y a urgence de faire en sorte que le maïs des commerçants bloqués dans le Haut-Lomami puisse arriver ici. C’est ainsi que le gouverneur de province a pris l’initiative d’appeler le directeur général de la SNCC pour qu’il puisse faire en sorte que les maïs puissent être acheminés par train. Mais dans l’immédiat, le gouverneur a impliqué également le Service national qui vend le maïs. Il a été recommandé au Service national de revoir la quantité de maïs vendue par jour. Avant, c’était 3 500 sacs par jour, mais actuellement, le gouverneur a demandé que cela soit entre 7 000 et 10 000 sacs pour la ville de Mbuji-Mayi », a déclaré Salem Lobo dans une interview accordée à la presse.
Le gouvernement provincial espère ainsi augmenter rapidement l’offre de maïs sur les marchés de la capitale du Kasaï-Oriental, en attendant l’arrivée des cargaisons en provenance du Haut-Lomami.
Kazadi Lukusa, à Mbuji-Mayi