Le Fonds de solidarité de santé (FSS) a entamé, mardi 6 octobre 2026 à Kinshasa, des consultations avec les représentants du gouvernement, des agents publics, des travailleurs, des organisations syndicales et des partenaires du secteur autour de la mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire en République démocratique du Congo.
Ces échanges visent notamment à examiner les conditions de déploiement de ce dispositif ainsi que les modalités de participation des différentes catégories concernées.
À l’ouverture des travaux, le directeur général du FSS, Anatole Mangala, a placé le dialogue avec les futurs bénéficiaires au centre du processus. Il a insisté sur la nécessité d’une démarche progressive et inclusive dans la mise en œuvre de cette réforme de la protection sociale en santé.
Les discussions portent notamment sur l’offre de soins, le paquet de soins, les modalités de contribution, le cadre institutionnel et les responsabilités des différentes structures appelées à intervenir dans le dispositif. Les participants doivent également examiner les conditions d’un éventuel accord entre les autorités et les représentants des travailleurs.
Cette concertation intervient dans le cadre des efforts du gouvernement pour concrétiser la Couverture santé universelle (CSU). L’objectif affiché est notamment de réduire le recours des ménages au paiement direct des soins, qui peut entraîner une importante pression financière en cas de maladie.
Lors de l’ouverture des assises, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a insisté sur le principe de solidarité dans l’accès aux soins. Il a estimé que les dépenses liées à une maladie ne devraient pas contraindre les familles à épuiser leurs économies ou à s’endetter pour bénéficier d’une prise en charge médicale.
Dans cette dynamique, Anatole Mangala a présenté le FSS comme un instrument appelé à organiser progressivement la solidarité nationale dans le domaine de la santé. Il a également mis en avant la nécessité d’assurer la redevabilité des acteurs et une meilleure coordination entre les différentes structures impliquées.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui participe également aux travaux, a souligné l’importance de l’appropriation du dispositif par les bénéficiaires. Elle a notamment mis en avant les mécanismes de prépaiement, de mutualisation des ressources et de solidarité afin de limiter le paiement direct au moment de la maladie.
Les travaux doivent se poursuivre sur les aspects techniques liés au paquet de soins, aux modalités de contribution et au cadre institutionnel. Des travaux en groupes sont prévus avant l’ouverture des négociations avec les représentants syndicaux.
La clôture des consultations est prévue jeudi 8 octobre 2026. Elle devrait être consacrée à la restitution des échanges, à l’adoption des recommandations et à la signature de protocoles d’accord.
Roberto Tshahe Da Cruz