En Ituri, province marquée par plus de deux décennies de conflits armés, les femmes rurales restent le pilier de l'économie locale. Malgré l'insécurité grandissante, elles continuent de cultiver la terre et de faire vivre le commerce. Face à cette situation, les Casques bleus de la MONUSCO, à travers l'opération «SecureHarvest» contribuent à sécuriser l'accès aux champs et aux marchés.
En cette Journée Internationale des Femmes Rurales, célébrée chaque 15 octobre, la Mission onusienne via une dépêche exploitée par 7SUR7.CD a rendu un hommage appuyé à ces femmes courageuses qui soutiennent leurs familles et font vivre l'économie locale.
Dans le territoire de Djugu le plus touché par l'activisme des groupes armés CODECO, CRP et à Irumu avec les rebelles d'Allied democratic forces (ADF) l'accès aux champs est devenu un défi majeur.
Craignant les embuscades, les enlèvements et les pillages, de nombreuses paysannes avaient abandonné leurs activités agricoles, provoquant une hausse des prix des denrées alimentaires sur plusieurs marchés .
Pour répondre à cette crise, la MONUSCO a lancé depuis début septembre l'opération SecureHarvest (Récolte Sécurisée). Cette opération consiste concrètement en
des patrouilles sécurisées où des Casques bleus népalais, bangladais et marocains déployés en Ituri escortent désormais les femmes et les hommes des villages vers leurs champs, notamment aux heures matinales et lors des jours de marché.
Selon la MONUSCO, des bases opérationnelles temporaires ont été installées près des grands bassins agricoles de Gina, Lita et Tchabi, pour rassurer les cultivateurs.
Au-delà de la sécurisation physique, la MONUSCO appuie également les dialogues communautaires pour apaiser les tensions intercommunautaires et favoriser la réouverture des marchés qui avaient fermé à cause des conflits.
À travers sa section des Affaires Civiles, la Mission onusienne en RDC organise des barzas communautaires réunissant les chefs coutumiers, les femmes leaders, les jeunes et les déplacés pour régler les conflits liés à la terre et permettre le retour progressif des activités commerciales.
Selon les Nations Unies, les femmes rurales représentent plus de 70% de la main-d'œuvre agricole en Ituri. Leur contribution est essentielle à la survie des familles, à l'éducation des enfants et à la résilience de toute la province face à la crise humanitaire.
En cette Journée des Femmes rurales, la MONUSCO réaffirme son engagement à rester aux côtés des populations ituriennes pour une paix durable et inclusive.
Joël Losinu, à Komanda