Face à la persistance de la crise politique et à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), Christian Ntabalinzi, président du parti Engagement citoyen pour la République (ECR), appelle à un sursaut de « responsabilité » de la classe politique. Il exhorte le président Félix Tshisekedi à privilégier un dialogue inclusif et propose la désignation du « patriarche »Léon Kengo Wa Dondo ou de Fortunat Biselele, ancien conseiller privé du chef de l’État, comme haut représentant du président de la République, chargé de rapprocher les protagonistes et de contribuer à la recherche d’une issue à la crise.
Dans une interview accordée à 7SUR7.CD, ce vendredi 23 octobre 2026, le président de l’ECR soutient que « l’heure est à la responsabilité et à la préservation de l’intérêt supérieur de la nation ». Il invite ainsi les acteurs politiques à dépasser leurs divergences afin de protéger l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la cohésion sociale, qu’il considère comme un « héritage commun à préserver ». Face au risque d’une aggravation de la situation, il estime que « l’inaction » n’est plus une option, alors que la paix et la stabilité du pays sont sérieusement mises à l’épreuve.
« Nous avons assez perdu de vies humaines. Nous ne pouvons plus continuer à rester spectateurs du dépeçage de notre pays. Il faut stopper cette hémorragie sans faire de nouvelles victimes parmi nos concitoyens », déclare Christian Ntabalinzi, appelant à des initiatives concrètes pour mettre fin au cycle des crises et des violences.
Dans cette perspective, il exhorte le président Tshisekedi à concrétiser sa démarche en faveur du dialogue en mettant en place des mécanismes appropriés, susceptibles de favoriser des consultations inclusives et des échanges constructifs entre les différentes parties. Selon lui, ces pourparlers constituent un enjeu majeur pour l’avenir de la République et la recherche d’une paix durable.
Pour faciliter ce processus, le président de l’ECR préconise la désignation d’un haut représentant du chef de l’État, chargé de consulter les parties concernées, de rapprocher les positions et de créer les conditions d’un compromis politique. Il propose à cet effet le « patriarche » Léon Kengo Wa Dondo, ancien président du Sénat, dont il met en avant l’expérience institutionnelle et le parcours politique, ou Fortunat Biselele, qu’il présente comme une personnalité familière des enjeux politiques du pays et disposant de bonnes relations avec plusieurs dirigeants de la sous-région.
Christian Ntabalinzi estime que l’implication de l’une ou l’autre de ces personnalités pourrait contribuer à rétablir la confiance entre les protagonistes et à favoriser une dynamique de réconciliation nationale.
Au cœur de cette démarche figure la volonté de réunir autour d’une même table le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila, afin de rechercher une issue politique à la crise. Pour accompagner ces échanges, Christian Ntabalinzi suggère que le président équato-guinéen, TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO, puisse jouer un rôle de négociateur.
Pour le président de l’ECR, il est encore possible d’éviter une aggravation de la crise et de redonner aux Congolais l’espoir d’une paix durable. Il appelle les responsables politiques à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation sur leurs divergences et à privilégier le dialogue comme moyen de préserver l’unité du pays, de consolider la stabilité et de garantir l’avenir de la République démocratique du Congo.
Christian Dimanyayi