Le déni du diagnostic et les croyances liées aux forces maléfiques constituent des obstacles à la prise en charge du cancer du sein. Face à cette situation, la sensibilisation et l’information sanitaire sont essentielles pour encourager les patientes à accepter les traitements médicaux et à se faire examiner.
Selon le Dr jonathan mayemene, médecin à l’hôpital du Cinquantenaire et Coordonnateur de la sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein, l’annonce de la maladie peut provoquer un déni chez certaines patientes et les conduire à se tourner vers les tradipraticiens au détriment des soins médicaux modernes.
« Très souvent, les patientes sont dans le déni. certaines attribuent également ce diagnostic à des forces maléfiques, ce qui freine l’acceptation du traitement. beaucoup finissent par refuser la médecine moderne et se tournent vers les tradipraticiens. C’est justement là que la sensibilisation et la bonne communication des informations sanitaires jouent leur rôle », explique-t-il.
Abordant la question des antécédents familiaux, ce médecin souligne l’importance des tests génétiques pour identifier les personnes susceptibles de présenter une prédisposition au cancer. il précise qu’un suivi et un dépistage adaptés peuvent être recommandés en fonction des résultats.
« Lorsqu’on a des antécédents d’un membre de famille qui a fait un cancer, cela peut vouloir dire qu’on peut être porteur d’un gène qui prédispose également à développer un cancer. Dans ce cadre, on peut réaliser des tests génétiques pour savoir si l’on est porteur de ce gène et adapter le dépistage », précise-t-il.
Le Dr jonathan mayemene rappelle également que le centre national de lutte contre le cancer met à la disposition de la population des médicaments anticancéreux gratuits, tandis que la radiothérapie est proposée au Centre hospitalier Nganda. Il encourage ainsi les patientes et leurs familles à faire confiance aux structures de santé engagées dans la lutte contre cette maladie.
Sandrine Fundi