Grand Bandundu : la 11e région militaire appelle les jeunes à ne pas relayer les messages du M23 sur les réseaux sociaux

Image
Il

La 11e région militaire a sensibilisé, jeudi 5 novembre 2026, à Kikwit, dans la province du Kwilu, les jeunes du Grand Bandundu aux risques liés à la désinformation et à la manipulation sur les réseaux sociaux, dans le contexte sécuritaire actuel en République démocratique du Congo.

Ouverte par le général de brigade Moyo Rabbi Richard, commandant a.i. de la 11e région militaire, cette conférence-atelier a été organisée par le Service de communication et d’information des Forces armées (SCIFA). Elle a réuni des étudiants universitaires ainsi que des représentants de plusieurs composantes de la société civile.

À cette occasion, le capitaine Antony Mualushayi, directeur de la communication de la 11e région militaire et porte-parole des opérations Ngemba, a présenté un exposé sur le rôle de la jeunesse dans la préservation de la sécurité nationale.

Dans son intervention, l'officier a dénoncé les stratégies de communication attribuées à la rébellion du M23, notamment sur les réseaux sociaux. Il a expliqué que les fausses promesses, les discours manipulateurs et l'instrumentalisation du tribalisme sont utilisés pour influencer les jeunes, discréditer les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et s'attaquer aux institutions légalement établies.

Il a également rappelé que les conflits armés ne se limitent plus aux affrontements sur le terrain, mais se déroulent aussi dans les médias et sur les plateformes numériques.

« La bataille de l'information est devenue un enjeu majeur des conflits contemporains », a précisé le porte-parole des opérations Ngemba.

Le capitaine Antony Mualushayi a, par ailleurs, expliqué l'influence que peuvent exercer les messages, les images, les rumeurs et les discours diffusés en ligne sur la perception de la population ainsi que sur le moral des forces engagées dans la défense du territoire national.

Il a également présenté aux participants les mécanismes de manipulation médiatique et les attitudes à adopter pour résister à la désinformation et contribuer à la stabilité du pays.

« Une nation ne se défend pas seulement avec des armes. Elle se défend aussi avec des esprits éveillés, une population unie et une jeunesse responsable », a-t-il conclu.

De son côté, le colonel diplômé d’état-major Bernard Bakafwela, commandant second du Service d’éducation civique et d’action sociale (SECAS), a abordé les avantages d'une bonne cohabitation entre la population et l'armée.

Il a insisté sur l'importance de la confiance mutuelle, de la collaboration et du rapprochement entre les forces de défense et les citoyens pour renforcer la cohésion nationale et consolider la sécurité.

La rencontre a été saluée par les jeunes participants. Plusieurs d'entre eux ont reconnu avoir relayé certains messages diffusés sur les réseaux sociaux sans en vérifier le contenu ni mesurer les conséquences.

À l'issue de la conférence-atelier, les participants se sont engagés à ne plus relayer les messages, les images et les enregistrements audio diffusés par les agresseurs de la patrie. Ils ont également promis de faire preuve de vigilance et de responsabilité dans leur utilisation des réseaux sociaux.

À travers cette initiative organisée à Kikwit, la 11e région militaire entend renforcer la sensibilisation des jeunes du Grand Bandundu sur les enjeux de la désinformation et rappeler que la défense de la patrie constitue également une responsabilité citoyenne.

Alphonse Muderwa