Sud-Kivu : Joseph Kabila appelé à rencontrer les victimes de la "spoliation" de Mbobero

Publié mer 09/10/2019 - 14:57
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L'affaire foncière de Mbobero, en territoire de Kabare, à environ 10 kilomètres de la ville de Bukavu (Sud-Kivu), dans laquelle l'ancien président de la RDC, Joseph Kabila, est accusé d'avoir spolié plusieurs hectares de terrains et démoli des maisons des particuliers, continue d'être la source de plusieurs cas de violation des droits de l'homme dans cette région, selon la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI).

Dans une conférence de presse tenue à Bukavu ce mercredi 09 octobre 2019, Jean Chrysostome Kijana, président de la NDSCI, a révélé les derniers cas qui se sont produits impliquant les gardes de la concession du clan Kabila et la population qui continue à revendiquer.

Selon lui, il y a une semaine un des gardes soupçonné d'homosexuel, et qui se actuellement entre les mains de la police aurait violé un garçon de 8ans, et un autre cas s'est produit il y a environ 3 semaines où un autre garde a violé une paysanne de 65 ans, des crimes qui ne doivent pas rester impunis, d'après ses dires.

"Les gens ne parlent pas de toutes ces graves violations des droits de l'homme, mais comme notre actuel président prône l'État de droit, nous lui demandons de s'interresser à cette problématique. La question de Mbobero ne devrait pas normalement nous retenir pendant tout ce temps", a déclaré Jean Chrysostome Kijana.

Celui-ci estime qu'un tête-à-tête entre "le citoyen" Joseph Kabila et les victimes de Mbobero serait la solution pour résorber cette crise.

"On ne veut plus d'intermédiaire, on ne veut plus qu'il nous envoie des émissaires, il doit venir lui-même parler avec la population de Mbobero que nous accompagnons en tant que société civile, c'est à ce point là bas qu'ils auront à se dire la vérité", a-t-il martelé.

Ce dossier qui a commencé pendant que Joseph Kabila était encore président de la République a été à la base de plusieurs manifestations de protestations organisées par la population victime, plusieurs personnes ont également perdu la vie suite à cette affaire.

Glody Murhabazi, envoyé spécial à Bukavu