Affaire Darryl Lewis : Thambwe Mwamba et Kalev à nouveau sous la menace de la justice américaine 

Publié lun 29/06/2020 - 21:39
Photo droit tiers

Alexis Thambwe Mwamba et Kalev Mutond, respectivement président du Sénat et ancien administrateur général de l'Agence Nationale des Renseignements (ANR), alors qu’on les croyaient presque tirés d’affaires dans le dossier Darryl Lewis, sont à nouveau sous la menace de la justice américaine. 

En effet, la Cour d'appel fédérale pourrait organiser des poursuites judiciaires contre ces deux hautes personnalités congolaises dans les prochains jours, d’après des médias internationaux.

Cela fait suite au refus ce lundi 29 juin 2020 de la Cour suprême des États-Unis d'Amérique d’examiner le refus d'un Tribunal inférieur d'accorder une immunité à Thambwe Mwamba et Kalev Mutond, poursuivis par Darryl Lewis, citoyen américain, pour actes de torture présumée". 

Avec cette décision, des poursuites judiciaires par des tiers contre ces deux proches de l'ancien président de la République, Joseph Kabila, sont désormais permises devant les tribunaux fédéraux.  

Signalons que l'affaire Darryl Lewis remonte en 2016. À l'époque, Thambwe Mwamba était ministre de la justice et Kalev Mutond, chef du renseignement congolais. 

Lors d'un meeting au mois d'avril 2016, D. Lewis, alors conseiller en matière de sécurité de Moïse Katumbi, a été arrêté à Lubumbashi puis transféré à Kinshasa, où il était détenu par l'ANR jusqu'à juin. 

Dans sa plainte, ce citoyen américain dit avoir été torturé, affamé et privé de sommeil par des éléments de l'ANR, qui le soupçonnaient d'être mercenaire. 

Pour tous ces dommages, Darryl Lewis réclame jusqu'à 4,5 millions de dollars américains de compensation. 

Pour rappel, le Tribunal fédéral de première instance avait rejeté les poursuites contre les deux dignitaires congolais soutenant qu'ils bénéficient d'une immunité. 

Ce, après que l'ambassade de la RDC aux USA ait saisi le Département d'État à deux reprises pour demander une lettre rappelant que K. Mutond et T. Mwamba bénéficient d'une immunité vu "que leurs actions entraient dans le cadre de leurs fonctions officielles".

Alphonse Muderwa