RDC : Le FCC toujours plus fort au-delà de l’arithmétique (Tribune)

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Des commentaires en sens divers ont inondé les réseaux sociaux à propos de la Cellule de crise mise en place au sein du FCC au lendemain du vote de la pétition contre le Bureau de l’Assemblée nationale. Cette cellule dont la mission est bien circonscrite et connue des Députés Nationaux et Présidents des Regroupements Politiques membres du FCC, ne se substitue pas à la Coordination du FCC.

Mais l’information faisant état de la substitution de Néhémie Mwilanya Wilondja à la Coordination du FCC a été reconnue comme fantaisiste au niveau du regroupement. Ce fut un malentendu de la part de ses détracteurs, et pourtant il est clair qu’il n’en est pas question.

La cellule créée fera office de lui proposer des pistes de solutions suite à la crise qui a élu domicile dans la famille politique de l’ancien chef de l’Etat, Joseph Kabila. Le professeur Mwilanya, selon nombre d’observateurs, reste à bien des égards, la seule personne capable de tenir la barre pour mener à bon port la barque FCC pris au milieu de la tempête.

La cellule est ainsi l’antidote pour lui éviter le chavirement que les oiseaux de mauvais augure prophétisent. Bien connu de l’Autorité morale du FCC pour avoir servi comme Directeur de cabinet lorsqu’il était à la Présidence de la République, Mwilanya demeure encore le joker loyal sur qui Joseph Kabila peut bien compter.

Le regroupement a présenté des lézardes en son sein du fait de la recherche des intérêts individuels de certains sociétaires. On a observé l’engouement vers l’Union sacrée prônée par Félix Tshisekedi de la part de ceux qui cherchent une nouvelle virginité politique pour l’Agenda 2023. Et comme nul n’ignore, personne ne veut assumer l’échec qui, comme on le sait, est un parent pauvre.

Donc, il n’y a pas vacances aux commandes du FCC, c’est-à-dire ni à la présidence, ni à la coordination. Cette précision vaut son pesant d’or. A en croire Raymond Tshibanda, mandaté pour piloter ladite commission ad hoc, Une commission ad hoc a seulement été mise en place par la Conférence des Présidents pour recueillir les considérations des députés au sujet de la destitution de la Présidente du Bureau de l’Assemblée nationale.

Et pourtant, la mission de cette cellule est bien circonscrite et connue de tous les Députés nationaux et Présidents des Regroupements politiques membres du FCC, les membres de la Cellule ayant eu à les rencontrer et à échanger avec eux, relève.  Pour lui, cette mission n’a pas changé et la Cellule ne se substitue pas à la Coordination du FCC. Le FCC est une famille politique organisée dont les décisions sont prises conformément aux textes qui la régissent et sont annoncées officiellement par la voix autorisée. 

De quoi le FCC a vraiment besoin

En ce temps de crise, le FCC a plus besoin de resserrer les coudes pour un brainstorming de choc. La rupture dans sa coordination sera plus fatale que jamais. S’en suivra la mauvaise gestion des ambitions au sein du regroupement et puis viendra le chaos. Mwilanya pense qu’il est temps pour amorcer des réformes. En effet, Mwilanya connaît les lieutenants et les inconditionnels de Kabila, ceux qui ne le trahiront jamais pour des postes ou au nom d’une certaine récupération de la virginité politique en perspectives de 2023.

Quant à François Nzekuye, élu de Rutshuru et Cadre du FCC, on a vendu la peau de l’ours trop tôt. Le FCC a une force tranquille de se défaire, et ça ne sera pas la première fois. Et en plus, malgré la déferlante, le FCC conservera sa majorité à l’Assemblée nationale. La majorité du FCC reste absolument intacte à l’Assemblée nationale. Légalement, les observateurs du gotha politique congolais n’entrevoient nullement comme cette majorité peut basculer pour être renversée. Et faisant foi aux textes, le Règlement intérieur de la l’Assemblée nationale réglementent la question d’appartenance à la majorité ou à l’Opposition. La question a été réglée une fois pour toute au début du mandat. A moins qu’un coup de force intervienne. Et ce ne sera qu’‘‘une démarche illégale’’. On ne pourra parler du FCC dans l’Opposition à moins de changer les textes déjà votés. 

Néhémie a bâti pierre sur pierre le FCC

Il faut noter que, en vrai discret, Mwilanya n’est pas conflictuel. Mieux, il est rassembleur. Jamais on n’a enregistré des plaintes dans ce sens quant à sa gestion du regroupement. Néhémie Mwilanya reste le fidèle des fidèles de Joseph Kabila et lui est resté très loyal par rapport à ces autres lieutenants qui ont choisi leurs intérêts, parfois hypothétiques. Mwilanya a un bilan élogieux à travers des actions de terrain qu’il a organisé à grand succès pour asseoir le FCC. C’est à lui qu’on doit le renouvellent de loyauté à Joseph Kabila, à Kingakati, en octobre dernier, en ces temps de turbulences politiques, où, au bas mot, 330 députés et une soixantaine de sénateurs membre du FCC ont confirmé leur union et leur loyauté vis-à-vis de leur famille politique et de leur leader. 

Lorsque les mauvais signes se vérifiaient dans l’environnement politique, notamment à travers le non-respect de la Constitution, il y a eu cette méga Marche du FCC du 23 juillet dernier en soutien aux Institutions et démontrant que nul n’avait le monopole de la rue plus que FCC. 

Une auberge espagnole en vue

On doit le prédire dès à présent : au regard de l’expression des ambitions qui se chuchotent déjà, l’Union sacrée en gestation, a tout l’air d’une auberge espagnole où chaque fraction qui y adhère a déjà inscrit dans le marbre ce qu’il va en tirer. Au bout du compte, chacun voudra se faire payer, à la mesure de ses ambitions, de ses apports réels ou supposés.

Les querelles à venir dans les jours à venir entre différentes franges de ladite Union vont mettre à nue la véritable leçon de cette ruée hasardeuse, et ces querelles trouveront bien en l’Union sacrée le terreau de la crise qui la réduira comme peau de chagrin. Les prochaines échéances ne manqueront pas de nous en donner la mesure. Le premier test est l’élection au Bureau de l’Assemblée nationale.

Le FCC est une famille politique organisée dont les décisions sont prises conformément aux textes qui la régissent et sont annoncées officiellement par la voix autorisée.

Tribune de E.Mus.