Nord-Kivu : 4 civils pris en otage par des hommes armés à Rutshuru

Photo : Glody Murhabazi

Quatre personnes ont été prises en otage par des hommes armés non-encore identifiés au quartier Nyanzale, en chefferie de Bwito, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), la soirée du mercredi 13 janvier 2021. Les victimes sont une femme et ses trois enfants.

Selon la société civile de Nyanzale, qui livre l’information à 7SUR7.CD ce jeudi, les ravisseurs étaient au nombre de deux et conditionnent la libération des otages par le payement d'une rançon.

« Cette femme et ses trois enfants étaient en provenance du champ vers Munguribuhuma pour l'agglomération de Nyanzale. Les ravisseurs étaient au nombre de deux. Ils portaient une arme en feu. Ces ravisseurs conditionnent la libéralisation des otages par le payement d'une rançon », a expliqué Augustin Sindani, un acteur de la société civile de Nyanzale.

Il plaide par ailleurs à l’implication des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pour traquer les groupes armés encore actifs dans le territoire de Rutshuru.  

« Nous sollicitons l'assistance du gouvernement tant provincial que central car, nous vivons entre l'enclume et le marteau ici à Nyanzale. Les assassinats et les kidnappings prennent une ampleur vertigineuse du jour au lendemain. La police et les FARDC doivent aussi nous aider en traquant tous les semeurs de troubles dans notre région », a-t-il ajouté. 

Par contre, 7SUR7.CD a tenté, à maintes-reprises, d’entrer en contact avec l'administrateur du territoire de Rutshuru, Justin Mukanya, pour obtenir sa version des faits mais sans succès.

Mardi dernier, le major Guillaume Njike Kaiko a, au cours d’une interview accordée à 7SUR7.CD, affirmé que les forces loyalistes sont déterminées à maintenir la pression sur les groupes armés dans le territoire de Rutshuru. 

« Tant qu'il y aura une arme qui circulera illégalement dans notre zone opérationnelle, nous ne cesseront pas de traquer son porteur. Que ce soient les FDLR, le NDC de Guidon et autres groupes des miliciens, l'armée nationale est déterminée à les traquer jusqu'à leur dernier retranchement », avait-t-il déclaré.

Joël Kaseso, à Butembo