En République démocratique du Congo, les réactions continuent de tomber au sujet de l'affaire des cartes de crédit VISA liées à la Banque Centrale du Congo (BCC) révélée par l'Inspection Générale des Finances (IGF) après une mission de contrôle.
Dans une mise au point faite à la presse le samedi 5 juin 2021 sur cette affaire, Luc Kabunangu, cadre de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et Expert en audit d'entreprises, a affirmé que cet acte a violé intentionnellement l'article 67 du statut de la BCC.
Ainsi, Luc Kabunangu estime que le parquet devrait interpeller les auteurs et les bénéficiaires de cet acte après les révélations de l'Inspection Générale des Finances.
"Le régime d'impunité doit prendre fin pour garantir Le Peuple D'abord. Des comportements non conformes à l'éthique telles que les dernières revelations à la Banque Centrale face aux defis du pays, crient sur notre conscience", a indiqué ce cadre du parti présidentiel.
En outre, Luc Kabunangu a souligné que le legislateur interdit expressément à la Banque Centrale d'accorder des avances ou tout autre type de crédit au pouvoir central.
"C'est strictement interdit. Cette violation de la Loi emporte un manquement grave dans le chef du gouverneur (de la BCC ndlr). La position de celui-ci à la tête de l'Institut d'Emission est dès lors incompatible puisque c'est lui qui a laissé faire cette pratique contra legem", a-t-il ajouté.
Dans la foulée, Luc Kabunangu a évoqué l'article 54 de la même Loi au sujet de la Banque Centrale, en ce qui concerne la prescription de l'impossibilité de rester membre du Conseil de la Banque lorsqu'on est reconnu coupable de manquement grave.
Pour rappel, un autre cadre du parti présidentiel, le député national Éric Ngalula Ilunga a annoncé le dépôt ce lundi à l'assemblée nationale d'une interpellation contre le gouverneur de la Banque Centrale du Congo Déogratias Mutombo.
Jephté Kitsita