Plainte contre Kabila à la CPI : "C'est un scénario qui ressemble à un acharnement", (PPRD Kambere)

7sur7

Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), a, dans une interview accordée à 7SUR7.CD le mardi 21 septembre 2021, qualifié "d'intoxication et manipulation" la plainte déposée contre l'ex-chef de l'État, Joseph Kabila, à la Cour Pénale Internationale (CPI) sur les massacres des populations à l'époque du phénomène Kamuina Nsapu dans la région du Kasaï.

À l'en croire, c'est un scénario qui ressemble à un acharnement.

« Ça nous étonne simplement. Maintenant, on ne sait pas ils sont à la recherche de quoi ? Aujourd'hui, on serait en train de vouloir intoxiquer, manipuler l'opinion contre l'ancien président, alors qu'on sait qu'avant d'aller à la CPI, il faut prouver que l'État n'a pas voulu mener une quelconque action contre les auteurs. Donc, voilà pourquoi croyons que c'est un scénario qui ressemble à un acharnement », a déclaré Ferdinand Kambere.

Pour F. Kambere, cette démarche est biaisée étant donné que le procès contre les auteurs de ces massacres était ouvert et certains officiers militaires ont été même arrêtés.

« On comprend bien que tout se déroule dans un cadre où Kapiamba veut donner un certain crédit à ce qu'il appelle plainte contre un ancien chef de l'État. Cette plainte a été déposée auprès du procureur près la Cour pénale internationale juste pour effrayer qui ? Moi, je ne sais pas, pour faire un peu de publicité de quoi ? Je pense que comme tout le monde le sait, la procédure près la Cour pénale internationale est connue. Le dossier dont ils font allusion, les massacres menés par le Kamuina Nsapu tout le monde sait que sous l'ancien président, un procès avait été ouvert et les parties ont plaidé. Il y a eu même des officiers arrêtés et plusieurs auteurs de ces massacres », a-t-il ajouté.

Il sied rappeler que plusieurs personnes ont été tuées et d'autres avaient quitté leurs villages suite aux affrontements entre les miliciens Kamuina Nsapu et les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Deux experts des Nations-Unies ont été même assassinés lors de ces événements.

Roberto Tshahe