Nord-Kivu : Des agents de la Croix-Rouge enlevés par des homme armés sur la route Goma - Sake

Photo : Droit tiers

Deux agents du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) en mission humanitaire dans la province Nord-Kivu, ont été enlevés par des hommes armés non encore identifiés ce mardi 30 novembre 2021 à Kasengesi, une localité située à environ 20 kilomètres de Goma, sur le tronçon routier Goma - Sake.

Paulin Bashengezi, coordinateur de communication du CICR en République démocratique du Congo joint par 7SUR7.CD, renseigne qu'il s'agit d'un convoi de deux véhicules qui a été intercepté alors qu'il se rendait dans la cité de Sake dans le cadre du programme eau et habitat.

« Le convoi était composé de 6 personnes, dont quatre du staff CICR et deux autres personnes externes. Le convoi a été interceptés par des porteurs d'armes au niveau de Kasengesi et deux de nos agents ont été kidnappés. Le convoi se rendait à Sake pour faire le suivi d'un projet d'adduction d'eau », rapporte Paulin Bashengezi à 7SUR7.CD.

Par le biais de ce dernier, le CICR condamne cette attaque qui pourrait, d'après lui, handicaper les activités humanitaires déjà fragiles dans la région.

« C'est un incident que nous déplorons énormément au niveau du CICR et comme vous le savez, le personnel du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont protégés par le droit international humanitaire. Il est notamment interdit d'attaquer notre personnel ou nos installations et ce genre d'incident pourrait affecté durablement les activités humanitaires dans la zone sur l'ensemble des acteurs humanitaires », a-t-il poursuivi.

Dans l'Est de la RDC, des attaques contre les acteurs humanitaires sont régulièrement enregistrées, mais le tronçon routier Goma - Sake n'avait pas enregistré de graves incidents depuis bien longtemps. Les zones les plus touchées par ces événements sont notamment les provinces du Sud-Kivu et de l'Ituri où des agents de Médecins Sans Frontières ont été attaqués le 28 octobre dernier, deux d'entre eux étaient blessés.

Glody Murhabazi, à Goma