Lubumbashi : La famille biologique de Kyungu alerte sur des menaces proférées à son encontre par les dirigeants actuels de l'UNAFEC

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Dans une conférence de presse tenue le vendredi 07 janvier 2022 à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, la famille biologique du feu Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza dénonce les menaces dont elle se dit être victime de la part des gestionnaires actuels du parti politique de l'Union Nationale des Fédéralistes du Congo (UNAFEC).

Lolo Kyungu et Angélique Kyungu, tous enfants de l'ancien président national de l'UNAFEC précisent que les autorités intérimaires de cette formation politique leur ont interdit d'accéder même au siège central du parti se trouvant à la commune de la Kenya de peur « d'être tués ».

« Il y a coupure totale de la famille biologique de Baba à l’UNAFEC. Vous avez vu juste après le 40ième jour du décès de Baba, la famille n’était pas active dans la politique. Rappelez-vous le jour où nous nous sommes décidés, on a parlé avec les autorités du parti que nous devrons maintenant rejoindre le parti et commencer à œuvrer. Je vous dis que je suis coordonnateur de la jeunesse au niveau du Haut-Katanga, il y a aussi maman Angélique qui est aussi très active. Le jour où on devrait aller au directoire, nous avions été coincés ici parce qu’il y a eu quelques groupes des jeunes instrumentalisés pour nous bloquer et si on arrive au niveau du directoire, nous allons subir une justice populaire », a relaté Lolo Kyungu à la presse locale.

La même source précise qu'un membre de sa famille a failli même être brûlé le jour où il avait mis ses pieds au siège national. Lolo Kyungu ajoute qu'ils ont reçu d'autres menaces à la veille même de la tenue de cette sortie médiatique.

« Malheureusement, ce jour-là, il y a eu un de nos frères qui savait qu’on devrait aller là, être bien reçu par nos frères de l’UNAFEC. Il a été lynché jusqu’à être aspergé du carburant. Mais il a eu sa vie sauve, il s’est échappé. Le sommet c’est qu’il y a eu même des vidéos là où nous avons commencé à avoir des menaces, pas de petites, même des menaces de mort. Et il y a eu même une décision prise à ce jour que si vous voyez un des membres de cette famille ici, même n’importe où, faites d’eux ce que vous voudrez. Même hier, on continue toujours à avoir des menaces quand ils ont appris que l'on devrait avoir un point de presse », a-t-il regretté.

Contactés par 7SUR7.CD, les dirigeants intérimaires de l'UNAFEC ont promis de réagir dans les prochaines heures sur ces accusations.

Depuis le décès de Kyungu wa Kumwanza, conclut la même source, il y a deux camps au sein de l'UNAFEC. Celui du directoire à la Kenya dirigé par le président intérimaire et l'autre de la famille biologique de Kyungu wa Kumwanza.

Patient Lukusa, à Lubumbashi

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