RDC : CDUC déplore le fonctionnement "boiteux" de la justice notamment dans les dossiers S. Jammal et F. Kambere

7SUR7.CD

Le Collectif pour le Développement et l'Unité du Congo "CDUC" (une organisation non gouvernementale) dénonce le "fonctionnement boiteux"  constaté au sein du système judiciaire de la République démocratique du Congo pour 4 dossiers.

Dans une déclaration faite le 17 janvier 2022 et dont 7SUR7.CD s'est procuré une copie, cette organisation dit recevoir constamment des doléances des citoyens congolais et des expatriés vivants en RDC en rapport avec la liberté provisoire qui devrait être accordée au Libanais Samih Jammal, l'arrestation de Ferdinand Kambere, la condamnation du colonel Carine Lokeso et l'indemnisation de la famille Rossy Tshimanga.

"Le refus du parquet, des tribunaux et cours d'accorder la liberté provisoire au Libanais Samih Jammal, en dépit de l'injonction légale du ministre de la justice honoraire faite au Procureur Général de poursuivre ce vieillard en étant libre, pourtant il demeure en détention jusqu'à ce jour et a vu ses co-accuses être tous libérés; la condamnation du colonel Carine Lokeso pour meurtre du compatriote Rossy Tshimanga, mort dans son combat citoyen pour la patrie; l'indemnisation dérisoire de la famille Rossy Tshimanga", peut-on lire dans ce document signé par maître Arlette Odia Kashama, présidente de ladite structure.

Dans le même document, le CDUC évoque également des irrégularités constatées dans l'arrestation d'un cadre du Parti du Peuple pour la Démocratie et la Reconstruction "PPRD".

"La mise aux arrêts de maître Ferdinand Kambere pour coups et blessures volontaires requalifié en tentative de meurtre, pendant que non seulement le plaignant et l'accusé n'ont jamais été confrontés mais aussi l'unique témoin de l'événement, professeur Raphaël Nyabirungu, a déclaré au magistrat enquêteur sur procès verbal n'avoir jamais vu un seul coup provenir de l'accusé", renchérit CDUC.

Face à cette situation, cette organisation formule les recommandations ci-dessous à la ministre de la justice :

- Rendre justice à Samih Jammal en lui accordant la libération conditionnelle sollicitée, conformément à l'article 35 du code pénal livre 1er ;

- Assurer le suivi du procès de maître Ferdinand Kambere contre l'influence des politiques, à l'effet de lui garantir l'acquittement mérité ;

- S'indigner de la condamnation du colonel Carine Lokeso pour "meurtre" au lieu de l'homicide involontaire, punissable de 2 ans de servitude pénale maximum ;

- Plaider auprès du gouvernement de la République pour la dotation d'une somme minimum de 1.000.000$ en réparation de Rossy Tshimanga, pour qui l'histoire de sa vie à sa mort est d'une portée historique nationale.

Jephte Kitsita