Butembo : La Police désormais permanente au centre-ville pour lutter contre l'insalubrité

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Les policiers sont permanents sur la rue Denis Paluku (ex d'ambiance) et le boulevard Joseph Kabila, au centre-ville de Butembo (Nord-Kivu), dès ce lundi 16 mai 2022. C'est pour évacuer les marchands qui étalent leurs articles dans ces espaces publics entraînant une insalubrité. 

Le Commissaire supérieur principal, Polo Ngoma-di-Ntoto Jean-Paul insiste que les policiers seront sur ces artères du matin jusqu'à 18h avec comme objectif de lutter contre l'insalubrité. Il appelle cependant ses troupes à mener ce travail avec professionnalisme pour éviter le dérapage. 

« Le commandant - ville a été clair sur les trois points qu'il a détaillé en faveur des policiers urbains. [...] Il a parlé du cas d'insalubrité publique. Il a instruit à tout policier d'être acteur dans la lutte contre l'insalubrité dans la ville de Butembo. Il a bien dit que la l'insalubrité n'est pas seulement l'apanage des policiers. Il a fait appel à la population bubolaise à s'impliquer dans cette activité, pour que notre ville soit propre. Autour de ce point là, il a appelé les marchands à respecter leurs limites. Qu'ils ne puissent pas envahir des artères principales de la ville. Il a demandé aux policiers d'être permanents sur des artères principales connues, du matin jusqu'à 18h, à partir d'aujourd'hui (lundi, Ndlr). Nous appelons les marchands à la prudence car cette activité sera renforcée. On ne manquera plus sur les artères », a restitué à la presse locale, Kahindo Kendakenda, communicatrice de la Police de Butembo.

Le centre - ville de Butembo fait actuellement face à une insalubrité sans nom. Des immondices sont visibles ça et là sur les artères principales. Ce qui risque d'occasionner des maladies d'ordre hygiénique aux habitants. 

Deux semaines plus tôt, l'Office de voirie et drainage (OVD) et la mairie s'activaient pour les évacuer notamment sur avenue de l'Église. Une évacuation qui est loin de trouver une solution, à voir la quantité des déchets qu'il y reste. 

Joël Kaseso, à Butembo