39è session du CAMES : « C'est le retour de la RDC dans le concert des nations au niveau régional concernant le secteur de l'ESU », (M. Nzangi)

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Face à la presse ce dimanche 22 mai 2022 à Kinshasa, le ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Muhindo Nzangi, a expliqué les retombées de l'organisation de la 39ème session ordinaire des ministres du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES) par la République démocratique du Congo pour la première fois. 

Il a affirmé que ces assises marquent le retour du pays de Lumumba dans le concert des nations au niveau régional concernant l'enseignement supérieur et universitaire. Un autre enjeu de taille, a-t-il argué, est que les réflexions issues de ces travaux favoriseront des réformes idoines permettant de placer l'enseignement supérieur et universitaire de la RDC au même diapason que ceux des pays membres du CAMES. 

« Le CAMES est le modèle réussi d'une organisation sous régionale qui, depuis 1968 jusqu'aujourd'hui, continue à être forte et à susciter l'intérêt des pays membres. Nous avons beaucoup à bénéficier. Nous allons recevoir ici plus de 104 experts venus de tous les autres pays. Ils vont discuter des questions concernant l'enseignement supérieur et universitaire de tous les pays du CAMES. Ça va être pour nous une occasion de faire profiter cette expertise à l'expertise locale pour que nous puissions avoir des interactions et des échanges d'idées afin de voir comment nous pouvons réajuster le tir dans la trajectoire que nous avons prise pour essayer de remettre notre enseignement supérieur et universitaire sur les rails. C'est aussi un signal fort que nous donnons à l'extérieur. Depuis 1968 que le CAMES existe, la RDC n'a jamais organisé une seule réunion de cette facture. Ces travaux marquent, de manière symbolique, le retour de la RDC dans le concert des nations au niveau régional surtout au niveau des pays francophones africains en ce qui concerne l'enseignement supérieur et universitaire », a déclaré M. Nzangi. 

Et de renchérir : « Nous avons entamé la première phase des réformes avec l'arrimage du système LMD. Nous avons franchi la première étape. Au fur et à mesure, nous allons commencer à nous arrimer aux autres programmes du CAMES pour que nous puissions affirmer la qualité de notre système d'enseignement supérieur et universitaire. Le LMD est la première réforme. C'est pour celà que nous avons sollicité qu'il ait des échanges de partage d'expériences. C'est très important. Nous sommes qu'à notre première année de généralisation. Nous avons besoin de savoir ce que les autres pays du CAMES ont réalisé pour réussir le système LMD. Nous avons intérêt à recevoir les expériences des autres pour que nous puissions adapter notre rythme des réformes. »

Outre les questions liées à l'enseignement supérieur et universitaire dans les pays membres du CAMES, cette 39è session ordinaire sera élective. 

« Le secrétariat général du CAMES aura à présenter le bilan de ses activités de l'année 2021. Le secrétariat général aura également à soumettre aux experts et ministres les points qui feront l'objet des discussions. En dernière position, il y aura l'élection du secrétaire général du CAMES et de deux directeurs des programmes du CAMES », a souligné le secrétaire général intérimaire de cette organisation, Abou Napon. 

Pendant 5 jours, soit du 23 au 27 mai, les ministres africains de l'enseignement supérieur et de la recherche des 19 États membres du CAMES, seront en session ordinaire à Kinshasa, capitale de la RDC. 

Merveil Molo