Nord-Kivu : Un militant de la LUCHA et 6 agriculteurs tués par des présumés rebelles FDLR à Rutshuru

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Le mouvement prodémocratie Lutte pour le changement (LUCHA) a annoncé jeudi l’assassinat d’un de ses militants à Nyamilima, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Il informe via tweeter que Kambale Balengeka Claude et 6 autres agriculteurs ont été tués puis enterrés dans une fosse commune en date du 02 juin 2022.

La LUCHA charge les présumés rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) d’être auteurs de cet assassinat collectif. Elle explique que les victimes ont été prises en otage en fin mai dernier et ont été exécutées deux jours après, (soit le 02 juin 2022 : ndlr).

« Triste d’annoncer la mort par décapitation de notre camarade Kambale Balengeka Claude, enlevé le 31 mai par les FDLR près de Nyamilima, territoire de Rutshuru. 6 autres agriculteurs qui l’accompagnaient au champ ce jour-là, ont également péri et jeté avec lui dans une fosse commune », écrit ce jeudi la LUCHA sur tweeter.

https://twitter.com/luchaRDC/status/1534835841884999685?s=20&t=mHun4wXdfG7Yq87PSQ8enA

Abordé par 7SUR7.CD ce même jeudi, François Kamate, l’un des cadres de ce mouvement citoyen en territoire de Rutshuru a également confirmé l’information. Il se rappelle du dynamisme et de l’engagement « pour l’avènement d’un état de droit » qui animaient ce militant lâchement tué avec d’autres citoyens.

« Ces hommes armés les avaient enlevés puis tués deux jours après à la machette avant de les enterrer collectivement dans un trou. Très dynamique et engagé surtout dans la cause pour l’avènement d’un état de droit, il a intégré la LUCHA en 2020, une période où notre mouvement était sur une trajectoire dans la gouvernance du Parc national des Virunga », se souvient-il.

Le Rutshuru est l’un de ces territoires du Nord-Kivu qui connaissent une insécurité sans précédent. Il est réputé notamment pour le « phénomène kidnapping ». Actuellement, la même entité territoriale fait face à des combats entre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). La reprise desdits affrontements a suscité des tensions entre Kinshasa et Kigali. La RDC qui accuse le Rwanda de soutenir ce groupe « terroriste ».

Joël Kaseso

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