RDC-Insécurité dans l’Est : Kinshasa somme Kigali de mettre fin à son soutien au M23

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Dans une déclaration faite le samedi 11 juin 2022, le vice-premier ministre, ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala, a rejeté en bloc les accusations du gouvernement Rwandais qui, selon lui, cachent mal la détermination de Kigali de poursuivre l'agression de la RDC.

Cette déclaration intervient après que l’armée Rwandaise ait tiré des obus depuis son territoire contre la RDC, précisément au Nord-Kivu.

"Le ministère des Affaires étrangères rejette en bloc ces accusations fallacieuses qui chachent mal la détermination du Rwanda de poursuivre l'agression contre la RDC et leur soutien au M23", a-t-il écrit.

Comme l'armée régulière, le patron de la diplomatie congolaise  a saisi cette occasion pour attirer l'attention de la communauté internationale sur le fait que cette énième attaque contre la RDC constitue un crime de guerre et un crime contre l'humanité, en ce qu'elle a visé une école.

"L'armée Rwandaise a tiré une dizaine d'obus sur le territoire de Rutshuru détruisant l'institut saint Gilbert, y tuant deux enfants de 6 et 7 ans, respectivement et blessant un troisième. En plus du bilan humain, le bombardement de toute une école constitue à la fois un crime de guerre et un crime contre l'humanité", a-t-il écrit.

Pour Christophe Lutundula, l'agression de la RDC par le pays de Paul Kagame ne fait à ce jour l'ombre d'aucun doute.

"Il est confirmé par les images des drones qui attestent l'occupation jusqu'à ce jour de Tchanzu et de Runyonyi par les forces de défense du Rwanda ( RDC) ", a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le gouvernement congolais somme le Rwanda de mettre fin à son soutien au M23 et de s'abstenir de toute action susceptible de porter atteinte à la paix et à la stabilité dans la partie Est de la RDC et de tout acte de nature à compliquer la tâche du médiateur de la Conférence internationale pour la région des grands lacs (CIRGL), le président Joâo Lourenço à qui toutes les parties concernées doivent faire confiance.

Orly-Darel Ngiambukulu