RDC : "Sous une forte émotion", Goma rend hommage aux civils tués dans les manifestations anti-MONUSCO

Photo 7SUR7.CD

La population de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, a rendu hommage aux civils tués lors des manifestations contre la mission des Nations-Unies (MONUSCO) qui se sont déroulées du 15 au 28 juillet dernier.

Au total, 10 corps ont été conduits à leurs dernières demeures ce vendredi 05 août 2022, après une cérémonie d'hommage riche en émotions, tenue en présence des autorités provinciales et urbaines à l'esplanade du stade de l'unité.

Les manifestants sur place, n'ont cessé de scander des chants hostiles à la MONUSCO, promettant de poursuivre les manifestations après l'inhumation de ces civils. Les casques bleus de l'ONU sont accusés d'avoir abattu ces derniers, quand ils envahissaient les différentes bases de la MONUSCO.

Entre-temps, une journée ville morte a été observée pour rendre hommage à ces victimes. Tous les magasins et autres centres de commerces sont restés fermés durant la majeure partie de la journée, tout comme la circulation, qui était paralysée sur l'axe emprunté par la procession funèbre.

Pour rappel, Goma a été l'épicentre des manifestations anti-MONUSCO depuis le 25 juillet dernier. D'après le gouvernement, au moins 36 personnes ont été tuées dans différentes villes touchées par les soulèvements populaires et une centaine de blessés.

Devenue indésirable, la MONUSCO est sommée de quitter le pays. Elle est accusée de « passivité et d'inaction » dans sa mission de protéger les civils. Certains acteurs de la société civile, affirment même que cette mission onusienne entretien certains groupes armés et mouvements terroristes de l'Est du pays. Le gouvernement a réagi en décidant d'expulser Mathias Gilmann, porte-parole de la mission.

Glody Murhabazi, à Goma