COP 27 : Réunis à Kinshasa, des acteurs de la société civile définissent un agenda commun sur l’énergie et le climat dans le bassin du Congo

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Dans le cadre des préparatifs de la 27e conférence des parties sur le changement climatique (COP 27) qui se tiendra en Égypte en novembre prochain, des activistes de la société civile de la RDC, du Congo-Brazzaville et du Gabon réfléchissent depuis le lundi 25 octobre à Kinshasa sur un agenda commun sur l’énergie et le climat dans le bassin du Congo à proposer aux gouvernements de la région.

Pour les activistes de la RDC, ils vont réfléchir pendant 3 jours sur le contenu à donner au créneau « RDC pays solution » en ce qui concerne le secteur de l’énergie.

« L'idée est de mettre ensemble les acteurs de la société civile qui vont participer à la COP 27 pour réfléchir sur un agenda commun. Vu que la RDC se positionne comme étant le pays solution aux problèmes climatiques planétaires, il est donc judicieux que nous réfléchissions sur le contenu de ce slogan et sur les principes qu'il faudra mettre en avant-plan en ce qui concerne l'énergie et le climat. L'énergie fait partie des grands enjeux autour de toutes les négociations climatiques car elle est l'un des secteurs qui contribuent le plus au changement climatique », a expliqué Emmanuel Musuyu, secrétaire exécutif de la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique (CORAP).

Les résolutions de ces travaux iront dans le sens de faire respecter les besoins des communautés locales et pas de contredire la démarche du gouvernement.

« Notre objectif est de pousser les décideurs à prendre des décisions qui respectent les besoins des communautés locales pour que nous aboutissions à ce que l'on appelle justice climatique. Nous n'allons pas réfléchir pour contredire le gouvernement congolais mais plutôt pour contribuer à donner du contenu au slogan pays solution. Nous sommes convaincus que les autorités ont besoin des réflexions de la société civile qui est constituée des profils différents », a ajouté Emmanuel Musuyu.

Ces résolutions vont combiner le respect des droits des communautés locales et peuples autochtones du bassin du Congo et la lutte contre la déforestation de ce massif forestier.

« Le message c'est la mobilisation de la société civile nationale, régionale et internationale pour qu'une fois de plus nous puissions encore aller exiger la prise en  compte des droits des communautés locales et les peuples autochtones dans tous les débats qui auront lieu à la COP 27 », a renchéri le coordinateur national du Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR), Guy Kajemba.

Et de renchérir : « En RDC, nous avons un grand problème avec l'accès à l'énergie, et l'utilisation des bois de chauffage est l'un des moteurs de la déforestation. Comme nous travaillons pour la préservation de la forêt, il est important que nous réfléchissions sur des solutions vertes en ce qui concerne l'énergie ».

Lesdites résolutions vont constituer l’agenda que les 50 organisations représentées à cet atelier vont défendre à la COP 27. Dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh, les pays signataires de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques vont discuter du 6 au 18 novembre 2022 sur l'atténuation des émissions, l'adaptation au changement climatique, la finance climat et la collaboration entre les États afin de construire une économie planétaire plus résiliante et durable qui met les humains au centre des discussions.

Bienfait Luganywa