Le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, Eustache Muhanzi, représenté par son directeur de cabinet, a lancé le jeudi 2 mars 2023 à Kinshasa, la campagne de « dissémination digitale des textes des lois en faveur des femmes », dans le cadre du Projet d'Appui au Développement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (PADMPME) du gouvernement de la République en collaboration avec Onu-Femmes.
Cette campagne comme celle clôturée en 2022, s'étale sur l'année 2023 et vise cette fois-ci à travers le moyen digital, la vulgarisation des textes lois favorables à l'entrepreneuriat des femmes et un plaidoyer auprès des décideurs et des entreprises en vue de promouvoir le genre dans les textes et dans la pratique.
Elle a été lancée simultanément dans 4 villes pilotes de la RDC notamment Kinshasa, Matadi, Lubumbashi et Goma, avec la remise symbolique de 1200 androids aux femmes entrepreneures et encodeuses pour la sensibilisation et pour la collecte des données « désagrégées » sur l'entrepreneuriat féminin en RDC.
Ladite campagne permettra d'alimenter la base de données initiée par le PADMPME et l'Institut Nationale des Statistiques (INS) ainsi que la mise en relation des femmes entrepreneures avec les grandes entreprises capables de payer des services auprès d'elles.
« Ceci offre à toutes les femmes l'occasion de faire tomber les barrières de la distance et autres protocoles. J'invite ainsi vivement les femmes entrepreneures, les organisations de la société civile, les organisations du secteur de l'entrepreneuriat, petite et moyenne entreprise, des structures techniques du gouvernement et les autres partenaires qui appuient le secteur de l'entrepreneuriat de s'approprier cet outil pour la pérennisation et durabilité des acquis de l'amélioration de l'environnement des affaires ou entrepreneuriat féminin en RDC. Sur ce, je déclare le lancement de la campagne de dissémination digitalisation », a indiqué Justin Magala, représentant du ministre des PME.

Ludovic Rosnert Alisotin, chef de mission du projet de dissémination et réforme des lois dans le cadre du PADMPME, a précisé que cette campagne s'élargit au-delà des villes ciblées pour atteindre un plus grand nombre de femmes.
« Nous avons avec la phase traditionnelle acquis les résultats maintenant il faut les amplifier en allant plus vite dans la livraison des informations mais également en touchant au plus large public y compris hors des zones d'intervention parce que l'Internet n'a pas de frontière. Donc les autres provinces qui se plaignent de ne pas être impliquées comme zone de projet vont recevoir les informations au même titre que celles qui sont dans ces zones là et vous savez qu'avec les zones digitales, ça va plus vite et ça coûte moins cher. Donc quand c'est moins cher, ça permet de faire encore plus. Là où on fait une conférence traditionnelle on peut faire 10, 15 webinaires », a-t-il expliqué.
Le représentant résident d'Onu-femmes Adama Moussa a, quant à lui, remercié le gouvernement congolais et les différents partenaires pour la confiance mise en cette agence onusienne en vue de la mise en œuvre de ce projet soulignant ainsi l'opportunité qu'offre la digitalisation aux femmes entrepreneures.
« Cette digitalisation est conforme aux orientations du document qui a été initié par Onu-Femmes aussi à notre stratégie de digitalisation en tant que agence. Nous mettons un focus essentiel comme outil de dissémination d'informations. Mais nous pensons aussi que la digitalisation est une opportunité véritable des entrepreneurs d'être en relation avec les femmes entrepreneures », a-t-il noté.
Rappelons que le gouvernement de la RDC a acquis de la banque mondiale un crédit à hauteur de 100 millions de dollars américains pour financer le PADMPME dans le cadre de sa stratégie de développement du secteur privé inscrite sous le slogan « des lois favorables à l'entrepreneuriat équitable ».
Onu-Femmes qui exécute ce projet intervient dans le volet « Amélioration de l'environnement des affaires » pour aider les femmes à s'outiller et à exercer leurs droits économiques et à bénéficier des mêmes opportunités que les hommes.
Christel Insiwe