Le bilan de la récente attaque rebelle ADF à Masau, en groupement Baswagha-Madiwe dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, s'est alourdi.
Il est passé de 16 à 22 morts après la découverte de 6 nouveaux corps ce jeudi 06 juin dans la rivière Loulo qui sépare Masau et le village Mununze.
Sur place, la psychose règne et un déplacement massif des habitants, a constaté le reporter de 7SUR7.CD.
Le chef local appelle le gouvernement à protéger les civils qui sont maintenant sous-menace des rebelles.
"La situation est tendue ici à Mununze, Masau et environs. Ce jeudi, nous venons de découvrir 6 corps dans la rivière Loulo. Ces victimes ont été tuées par les ADF à Masau puis jetées dans l'eau. Maintenant le bilan est de 22 morts depuis la journée du lundi jusqu'à ce jeudi. Que le gouvernement pense aux habitants de cette partie du pays. Qu'il protège ces derniers qui sont la cible de l'ennemi pour le moment", a exhorté Katembo Shabani, chef notable du village Kilimba-Mununze au micro de 7SUR7.CD.
La société civile locale craint pour sa part que l'ennemi déborde en attaquant d'autres entités vu l'absence des positions militaires et de la police.
"L'urgence s'impose du côté de la défense nationale. Il faut le déploiement des éléments de l'armée dans la localité Bapakombe-Pendekali. C'est la seule solution urgente car l'ennemi qui a tué à Masau, a profité de leurs absences", a fait savoir Kasereka Obed, président de la société civile du village Mununze.
Après l'attaque, les activités sont paralysées dans presque tous les secteurs.
Depuis le lundi dernier, des habitants vident la contrée, et prennent la direction de la commune de Mangina les uns, et la ville de Beni les autres.
Bantou Kapanza Son, de retour de Baswagha-Madiwe