Tractations pour le dialogue : le CNC craint la présence d’acteurs porteurs d’agendas cachés du Rwanda

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Dans une déclaration politique rendue publique ce mardi 20 janvier 2026 à Kinshasa, le Congrès National Congolais (CNC) exprime sa crainte quant à la participation de certains acteurs à un éventuel dialogue politique en République démocratique du Congo. Ce parti soupçonne l’existence d’agendas cachés du Rwanda derrière certaines personnalités politiques.

À en croire Meschack Mandefu Muela, président ad interim du CNC, le débat autour du dialogue est abordé avec légèreté par certains acteurs politiques, au détriment des intérêts du peuple congolais. Au nom de cette formation politique dont le leader est le sénateur Pius Muabilu, il estime que cette démarche pourrait servir à légitimer les manœuvres du Rwanda et de ses supplétifs, accusés d’être à la base de l’insécurité persistante dans l’Est du pays.

Le CNC rappelle que l’initiative d’un dialogue national relève des prérogatives constitutionnelles du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Tout en se disant favorable à toute concertation axée sur le développement et le respect des valeurs démocratiques, le parti s’oppose à toute initiative dont la finalité serait de sauver ou de réhabiliter le Rwanda sur la scène politique et diplomatique.

Plus loin, le CNC souligne que les précédents dialogues ont souvent constitué un canal d’infiltration des institutions congolaises. C’est dans ce contexte qu’il dit redouter la présence, à d’éventuelles assises, d’acteurs porteurs d’agendas occultes, susceptibles de perpétuer le cycle du chaos politique et sécuritaire.

Cette formation politique attire également l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le rôle controversé de certains acteurs religieux dans les démarches actuelles. Sans citer de noms, le CNC évoque le cas d’un responsable religieux ayant reconnu avoir bénéficié, par le passé, de financements en provenance du Rwanda.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs voix de l’opposition et de la société civile appellent à un dialogue politique, notamment sous l’égide de la CENCO et de l’ECC, afin de désamorcer les tensions politiques et institutionnelles en République démocratique du Congo.

Merveil Molo