Le phénomène Mobondo, à l’origine de violences ayant longtemps endeuillé le Grand Bandundu, est désormais considéré comme clos dans la province du Kwango. L’annonce a été faite le lundi 9 février 2026 par des responsables de cette milice, notamment Sadam alias Faux Yaya et De Muton, à l’occasion de la deuxième tournée du ministre délégué à la Défense nationale, Éliezer Ntambwe Mposhi, consacrée à la pacification de cette partie du pays.
La délégation ministérielle a entamé sa mission dans le village de Mulosi, où un important arsenal militaire a été remis volontairement par des anciens miliciens. Ce geste marque une étape décisive vers la fin définitive du phénomène Mobondo dans la région.
Devant la population, le ministre délégué a réaffirmé l’engagement de l’État à consolider la paix retrouvée. Il a assuré que le retrait progressif des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) interviendra dès que la situation sécuritaire sera totalement stabilisée, laissant place à la Police nationale congolaise pour assurer la sécurité de proximité.
Les leaders Mobondo, présents aux côtés du ministre, ont, à leur tour, déclaré la fin du mouvement et appelé les populations à une collaboration « totale » avec les autorités étatiques. Ils ont exhorté les derniers détenteurs d’armes à les remettre sans condition, soulignant que le conflit entre les communautés Teke et Yaka appartient désormais au passé.
La même dynamique s’est poursuivie au village Kimbandinga 3, où d’autres armes et munitions ont été récupérées. Cette succession de remises volontaires confirme la volonté collective de tourner définitivement la page des violences qui secouaient cette zone depuis août 2022.
En signe d’accompagnement humanitaire, le ministre délégué a procédé à la distribution de vivres et de biens non alimentaires aux populations locales, tout en promettant un suivi régulier du processus de paix.
Au regard de ces engagements et des actes posés sur le terrain, les autorités congolaises estiment que le phénomène Mobondo ne constitue plus une menace dans le Kwango, ouvrant ainsi la voie à une paix durable et à la relance de la vie socioéconomique dans le Grand Bandundu.
Roberto Tshahe