La réouverture de l’aéroport de Goma est devenue une priorité pour le gouvernement congolais, motivée par des considérations humanitaires. Ce terminal aérien doit rouvrir afin de faciliter l’acheminement de l’aide aux victimes de la guerre.
C’est ce qu’a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, lors d’une interview accordée au média allemand Deutsche Welle (DW), en marge de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité.
« La question de l’aéroport de Goma est très stratégique et très importante. Elle n’est pas seulement importante sur le plan logistique ; elle est cruciale, car cet aéroport constitue une bouée de sauvetage pour l’accès humanitaire et une voie d’approvisionnement essentielle pour l’acheminement de l’aide sur le terrain », a-t-elle souligné.
Elle a également ajouté : « C’est pourquoi le gouvernement congolais attache une grande importance à la réouverture de l’aéroport. Lors de la conférence humanitaire de Paris, le gouvernement congolais a été clair : il s’agit de désamorcer les tensions et de dépolitiser l’accès humanitaire. »
Par ailleurs, la ministre a exprimé le souhait que la sécurité de cet aéroport soit confiée à la MONUSCO, « seule entité qui dispose d’un niveau suffisant de neutralité dans un contexte de forte méfiance entre les parties ».
« Nous attendons de la MONUSCO qu’elle joue un rôle clé dans la sécurisation de l’aéroport et qu’elle veille à ce que l’accès soit établi avant tout à des fins humanitaires, afin que l’accès humanitaire puisse être rétabli à Goma et dans le reste de la province du Nord-Kivu », a poursuivi Thérèse Kayikwamba.
Pour rappel, l’aéroport de Goma est inopérationnel depuis que les rebelles du M23 ont pris le contrôle de la ville en janvier 2025. Au cours des affrontements, la plupart des équipements aéroportuaires ont été détruits. Plusieurs personnalités, dont le président français Emmanuel Macron, exercent actuellement des pressions sur les rebelles afin qu’ils permettent la réouverture de l’aéroport.
Bienfait Luganywa