Commission vérité et réconciliation : auprès de Dodo Kamba, la NOGEC réclame la libération de Constant Mutamba

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La Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), par la voix du député national Van Kapenga Walesa, a plaidé, ce mercredi 25 février 2026, pour la libération de son leader, Constant Mutamba.

C’était à l’occasion d’une rencontre avec l’évêque Dodo Kamba, président du Conseil interreligieux du Congo (CIC), au siège du parti.

Cette formation politique a remis un cahier des charges dans lequel elle exige l’acquittement de son président, qu’elle considère comme victime d’un « complot politique ».

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des consultations menées depuis plusieurs semaines par Dodo Kamba auprès des forces politiques et sociales en vue de la mise en place d’une Commission vérité et réconciliation. L’initiative, portée par le Conseil interreligieux du Congo, vise à apaiser le climat politique et à favoriser un dialogue inclusif entre Congolais.

Profitant de cette tribune, la direction de la NOGEC a soutenu que la situation judiciaire de Constant Mutamba constitue un obstacle à une réconciliation sincère. Dans son cahier des charges, le parti estime que la décrispation politique passe notamment par la réhabilitation de son leader et sa pleine participation à la vie publique.

Au terme de la rencontre, les responsables de cette formation politique ont réaffirmé leur adhésion au principe d’une Commission vérité et réconciliation, tout en conditionnant son efficacité à des « actes forts » en faveur d’une justice équitable et de la libération des acteurs politiques qu’ils jugent injustement condamnés.

Pour rappel, Constant Mutamba, alors ministre de la Justice, a été condamné le 2 septembre dernier à trois ans de travaux forcés, assortis d’une interdiction d’éligibilité et d’exercer des fonctions publiques, pour des faits liés à la gestion des fonds publics. Une décision que ses partisans contestent, dénonçant un dossier à caractère politique.

Merveil Molo