Dans la province éducationnelle de Maï-Ndombe 2, la situation scolaire demeure alarmante. Depuis près de deux mois, plusieurs établissements scolaires restent fermés à la suite de la grève des enseignants.
Selon le constat fait par le reporter de 7SUR7.CD, les salles de classe sont closes, les cours suspendus et les écoles plongées dans un silence inhabituel. Dans certaines localités, comme à Nioki, les élèves dénoncent une perturbation majeure du calendrier scolaire. Beaucoup craignent de voir l’année compromise si aucune solution rapide n’est trouvée.
Face à cette situation, des élèves lancent un appel pressant aux autorités compétentes afin de favoriser la reprise des cours dans le meilleur délai. Ils affirment vouloir retourner sur les bancs de l’école pour préserver leur avenir.
« Nous sommes devenus des vagabonds, nous sommes en train de nous déplacer tous les temps. Nous sommes déjà fatigués. S’il y a moyen vous pouvez payer les enseignants pour que nous puissions aller à l’école », plaide un élève au micro de 7SUR7.CD
Et d’ajouter : « Beaucoup d’élèves sont en train de voyager et d’autres attendent la reprise des cours.»
De leur côté, les enseignants maintiennent leur position, pas de reprise des activités sans le paiement de quatre mois d’arriérés de salaire. Une situation qui plonge les parents et les élèves dans une profonde inquiétude, alors que l’impasse persiste.
L’intersyndicale des enseignants, par la voix de son président, Juscard Mbuke, déplore l’indifférence des autorités face à leurs revendications.
« Depuis le mois de novembre jusqu’à aujourd’hui, nous sommes à la fin du mois de février et nous ne sommes toujours pas payés. Nos autorités, telles qu’elles sont à Kinshasa, pensent-elles qu’au Maï-Ndombe il y a aussi des gens qui ont droit à la vie ? », s’interroge-t-il.
Il sied de signaler qu'en attendant une réponse du gouvernement central basé à Kinshasa, l’avenir scolaire des milliers d’élèves demeure incertain dans la province du Mai-Ndombe. Tous espèrent un dénouement rapide afin d’éviter une année blanche.
Chançard Sindani, à Kenge