Dans le cadre de la mission interagences conduite par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, dans les espaces Grand Kasaï et Bandundu, le Directeur général du Fonds National d’Entretien Routier (FONER), Pierre Bundoki Ndongala, a pris part à plusieurs visites techniques destinées à évaluer l’état des infrastructures routières ainsi que les travaux de lutte anti-érosive financés par cet établissement public.

D’après une dépêche de la cellule de communication du FONER parvenue à 7SUR7.CD, cette mission interagences, organisée du 28 février au 05 mars 2026, a réuni plusieurs agences du secteur routier afin notamment d’examiner sur le terrain les défis liés à la préservation des ouvrages stratégiques et au financement durable de leur entretien.
La délégation s’est notamment rendue au pont Loange, situé sur la Route nationale n°1 (RDC), un axe majeur reliant les provinces du Kwilu et du Kasaï. Sur place, les responsables ont échangé avec les équipes du FONER chargées d’assurer le suivi des travaux de lutte anti-érosive entrepris sur les deux rives de la rivière Loange afin de préserver cet ouvrage stratégique.
La mission a également inspecté le point kilométrique 698, où des érosions menacent le dalot à trois pertuis de Loanji et, par conséquent, la circulation sur cette portion de la RN1.
Face à cette situation, le ministre des Infrastructures, qui assure la coordination de la tutelle du FONER, a demandé l’intervention du Fonds à travers son mécanisme de financement d’urgence afin de permettre la sauvegarde de cet ouvrage.
La délégation s’est ensuite rendue dans la ville de Kikwit, capitale économique de la province du Kwilu, où elle a visité un autre chantier de lutte anti-érosive financé par le FONER pour protéger l’avenue Sankuru, l’une des principales artères de la ville.
Au cours de cette mission, le Directeur technique du FONER, Ange Mushigo Velu, a expliqué que plusieurs travaux observés sur les différents sites relèvent essentiellement d’interventions d’urgence sollicitées par le gouvernement, en attendant la mise en œuvre des programmes structurels d’entretien routier.
Selon lui, certaines interventions n’étaient pas prévues dans les programmes planifiés.
« Les travaux que je viens d’évoquer, notamment la déviation du dalot de Bondo ou la sauvegarde du pont Loange, sont des interventions d’urgence qui n’étaient pas prévues dans ces programmes. Mais d’autres projets déjà identifiés par les agences seront intégrés dans le programme d’entretien routier et financés au cours de l’année 2026 », a-t-il précisé.
Il a également indiqué que les programmes d’entretien routier élaborés avec les agences du secteur se trouvent actuellement à l’étape d’adoption au niveau du Conseil d’administration du FONER, ce qui permettra de lancer le financement des projets identifiés pour l’année 2026.
Le responsable technique a par ailleurs insisté sur la rigueur du mécanisme de financement appliqué par le FONER afin de garantir une utilisation efficace des ressources.
« Le FONER ne procède pas à des paiements automatiques dès la réception d’une demande. Le Fonds dispose d’une direction technique qui analyse et évalue les dossiers transmis par le ministère ou par les agences d’exécution », a-t-il indiqué.
Dans le domaine du génie civil, les décaissements se font de manière progressive afin de sécuriser les projets financés. Le Fonds privilégie notamment l’octroi d’acomptes permettant aux agences d’exécution de démarrer les travaux avant les paiements ultérieurs liés à l’évolution réelle des chantiers.
Selon lui, les agences doivent transmettre au FONER des dossiers techniques détaillés ainsi que les états d’avancement des travaux, permettant au Fonds d’assurer un suivi administratif et technique rigoureux des projets financés.
De son côté, le Directeur général du FONER, Pierre Bundoki Ndongala, a réaffirmé la volonté de l’établissement de renforcer les mécanismes de suivi et d’évaluation afin de s’assurer que les engagements pris par les partenaires soient respectés.

Dans cette dynamique, le FONER entend également maximiser ses recettes, notamment grâce à la redevance annuelle sur la charge à l’essieu, tout en poursuivant l’amélioration de la qualité de ses services selon les standards du management inspirés du modèle ISO 9001.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la modernisation et la préservation des infrastructures routières au cœur de la stratégie de développement et d’intégration territoriale de la République démocratique du Congo.
Chançard Sindani