Kinshasa : Ipas outille 120 officiers des FARDC sur la santé sexuelle et reproductive et les VBG 

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‎Cent vingt officiers, personnels militaires et civils des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été formés sur la santé sexuelle et reproductive, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et la promotion de la masculinité positive, lors d’un atelier organisé par l’école de commandement et d’État-Major (ECEM), au centre supérieur militaire, avec l’appui de Ipas RDC, du 5 au 6 mars 2026 , à Kinshasa.



‎Cette formation visait à clarifier les valeurs et à transformer les attitudes face aux violences basées sur le genre (VBG) ainsi qu’à l’avortement sécurisé conformément au cadre légal établi par le protocole de Maputo. 

‎Selon le docteur Michael Mboma, facilitateur de la formation, l’initiative visait à renforcer les connaissances des participants sur ces thématiques souvent mal comprises dans plusieurs milieux.



‎« Cette formation a été organisée à l’intention des officiers militaires afin de clarifier les valeurs pour la transformation des attitudes face aux violences basées sur le genre ainsi qu'à l'avortement sécurisé », a-t-il expliqué.



‎Pour le docteur Mboma, les efforts de sensibilisation commencent déjà à produire des résultats dans certaines structures sanitaires ou les services de soins complets d'avortement sécurisé dont déjà opérationnels. 

 

‎« Dans les structures où les services d’avortement sécurisé sont disponibles, on observe une réduction des décès maternels liés aux avortements. ‎Nous sommes sur la bonne voie mais le chemin à parcourir est encore long vue l'immensité de la RDC », a-t-il ajouté.



 

‎Parmi les participants, Ngeli Mariel’or, stagiaire venue du Cameroun, s’est dite satisfaite des connaissances acquises au cours de cet atelier de formation.

« Après cette formation, je pense que la question de l’avortement sécurisé ne doit plus être un sujet tabou puisqu’elle est encadrée par le protocole de Maputo. 
‎Cet enseignement est une nouveauté pour nous. Bien que ces questions existent depuis longtemps, elles restent encore peu vulgarisées », a-t-elle déclaré.

 

‎Cette formation a réuni des officiers congolais ainsi que des stagiaires militaires originaires de plusieurs pays d’Afrique centrale en formation à l’école de commandement et d’État-Major (ECEM), au centre supérieur militaire. 

‎À noter qu'en République démocratique du Congo, la ratification du protocole de Maputo est intervenue en 2008, avant sa publication au journal officiel le 14 mars 2018. Ce protocole autorise l’avortement sécurisé en cas de viol, d’agression sexuelle, d’inceste ou lorsque la grossesse met en danger la santé mentale ou physique de la mère.

‎Bob Bondo