Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa « profonde préoccupation » après la frappe de drone signalée à Goma, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Cette attaque a coûté la vie à des civils, dont une travailleuse humanitaire française, et provoqué des dégâts dans des zones résidentielles.
Dans un communiqué publié, jeudi 12 mars 2026, le président de la CUA a condamné « fermement » cette attaque, rappelant qu’elle constitue une violation du droit international humanitaire et qu’elle met en danger la vie des civils et du personnel humanitaire.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté toute attaque visant des civils et des acteurs humanitaires », a-t-il déclaré.
La Commission de l’Union africaine a par ailleurs réaffirmé « l’impératif » pour toutes les parties de faire preuve de « retenue, d’éviter toute action susceptible d’aggraver les tensions et de garantir la protection des populations et des travailleurs humanitaires dans la région ».
Elle a également souligné l’importance de respecter les efforts de médiation en cours ainsi que les accords de cessez-le-feu destinés à rétablir la paix et la stabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le président Youssouf a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une enquête impartiale afin de faire la lumière sur les circonstances de l’incident.
« Il est essentiel que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue », a-t-il ajouté.
Enfin, l’Union africaine a réaffirmé son engagement à travailler aux côtés du gouvernement de la République démocratique du Congo, des partenaires régionaux et de la communauté internationale pour promouvoir une solution politique « durable », désamorcer la violence et instaurer une paix et une stabilité « durables » dans la région.
Raphaël Kwazi