Ituri/activisme des ADF à Mambasa : l'armée promet une riposte rigoureuse

Image
Image

La situation sécuritaire en territoire de Mambasa devient de plus en plus inquiétante. La nuit du mercredi 1er au jeudi 02 avril 2026, quarante trois (43) personnes ont été tuées lors d'une attaque menée par les rebelles d'Allied democratic forces (ADF) dans le village Bafwakoa en chefferie des Bandaka, territoire de Mambasa, dans le Sud-ouest de la province de l'Ituri.

Dans une communication officielle rendue publique le jeudi 02 avril, les Forces armées de la République démocratique du congo, tout en fustigeant cette attaque barbare, ont promis une riposte rigoureuse afin de restaurer l'ordre et neutraliser définitivement ces forces qu'elles qualifient d'obscurantistes.

"Les Forces armées de la République démocratique du congo (FARDC) informent l'opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa qui demeure préoccupante suite aux récentes attaques perpétrées par les éléments terroristes des ADF/MTM contre des populations civiles innocentes. Les FARDC tiennent à rassurer la population que toutes les dispositions sont en cours de renforcement afin de protéger les civils, restaurer l'ordre et neutraliser définitivement ces forces obscurantistes", lit-on dans ce communiqué signé par Jules Ngongo Tshikudi, porte-parole de l'armée en province de l'Ituri.

Après cette attaque ayant notamment causé d'énormes dégâts matériels, Christian Alimasi, autorité coutumière de la chefferie des Bandaka, a rapporté le déplacement massif de la population vers des entités jugées sécurisées.

"Plusieurs civils ont pris, les uns, la direction de Nia-nia, et les autres, en destination de Mambasa centre. Lors de cette attaque, une quarantaine de maisons ont été incendiées mais également des motos", a-t-il indiqué dans un entretien téléphonique accordé à 7SUR7.CD.

Face à la recrudescence de violences perpétrées par les rebelles d'Allied democratic forces (ADF) dans le territoire de Mambasa, les activités économiques, éducatives, champêtres et autres tournent au ralenti dans plusieurs agglomérations de la région.

Joël Losinu, à Komanda