Le gouvernement des États-Unis ne finance pas de groupes paramilitaires pour assurer la sécurité des sites miniers en République démocratique du Congo.
C’est ce qu’indique un communiqué de presse publié le 28 avril 2026 par l’ambassade des États-Unis à Kinshasa.
« Le gouvernement des États-Unis ne finance pas de groupes paramilitaires pour garder les mines », a-t-elle affirmé.
Dans cette note aux médias relative à la création d’une garde minière en RDC, l’ambassade rappelle que les gouvernements américain et congolais sont engagés à promouvoir une croissance économique partagée, ainsi que la « stabilité et la prospérité », à travers l’Accord de partenariat stratégique États-Unis–RDC.
Selon la même source, cette initiative vise à soutenir un cadre favorable à l’accroissement des investissements américains en RDC, en soulignant que « la croissance économique durable constitue le fondement de la stabilité à long terme ».
Pour rappel, l’Inspection générale des mines (IGM) a annoncé, lundi dernier, à travers un communiqué, la création d’une « garde minière », une unité paramilitaire chargée de sécuriser le secteur extractif en République démocratique du Congo.
Selon l’IGM, cette unité spéciale est destinée à sécuriser l’ensemble de la chaîne d’exploitation des minerais sur le territoire national.
Elle précise que le déploiement progressif de plus de 20 000 agents est prévu d’ici fin 2028 dans les 22 provinces minières, sous la supervision de l’IGM. Un premier contingent de 2 500 à 3 000 recrues doit être constitué à l’issue d’un processus de sélection, puis formé pendant six mois en collaboration avec la Maison militaire.
Selon le calendrier, le recrutement doit débuter en mai 2026, suivi de la formation entre juin et décembre, puis du déploiement du premier contingent opérationnel en décembre 2026. Une couverture complète des besoins sécuritaires est annoncée pour fin 2027 dans le Grand Katanga et le Grand Orientale, avant une extension à l’ensemble des provinces minières d’ici fin 2028.
Le programme, financé à hauteur de 100 millions de dollars, s’inscrit dans le cadre de partenariats avec les États-Unis et les Émirats arabes unis, et doit s’appuyer sur des infrastructures d’entraînement déjà opérationnelles.
Raphaël Kwazi